Le gouvernement de Philippe Couillard rejette l’idée de taxer la malbouffe

QUÉBEC – Malgré les inquiétudes exprimées par le commissaire au développement durable, Québec rejette l’idée d’imposer une taxe sur la malbouffe.

La ministre des Services sociaux, Lucie Charlebois, a été très claire à ce sujet mercredi en réaction au dépôt du rapport 2015-2016 du commissaire Jean Cinq-Mars.

«Si vous me demandez si on est dans l’ère de la taxation, je pense qu’on réfléchit plutôt à d’autres solutions que de taxer davantage les Québécois en ce moment comme gouvernement», a tranché la ministre.

Dans son rapport, le commissaire Cinq-Mars note que le ministère de la Santé et des Services sociaux «n’a pas assumé le leadership qui s’impose pour la promotion d’une saine alimentation».

Il reproche au gouvernement de ne pas avoir «statué sur la pertinence de mettre en place des mesures incitatives» pour amener la population à adopter des comportements alimentaires plus sains.

Parmi les problèmes relevés par le commissaire figure la présence de restaurants-minutes aux abords des écoles.

Pour remédier à la situation, le rapport suggère au gouvernement d’examiner diverses mesures, notamment la taxation, pour réduire la consommation de malbouffe. À ce chapitre, Québec doit passer à l’action, selon le commissaire.

«Les problèmes de malbouffe, les problèmes d’obésité (ont un) impact économique d’à peu près 1,5 milliard $ par année au Québec. Il y a un adulte sur deux qui souffre d’embonpoint puis il y a un enfant sur cinq qui souffre d’embonpoint. Alors, lorsqu’on regarde la santé de la population, l’efficacité au travail, les coûts pour la société, je pense que l’État peut certainement passer des messages», a-t-il dit.

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