Le logo de Superman ne pourra pas être utilisé sur la statue de Jeffrey Baldwin

TORONTO – DC Entertainment a refusé d’autoriser l’utilisation d’un logo de Superman sur une statue commémorative d’un garçon de Toronto mort de faim alors qu’il était sous la garde de ses grands-parents, et qui avait adoré le superhéros pendant sa courte vie.

L’enquête du coroner sur la mort de Jeffrey Baldwin, âgé de cinq ans, a attiré l’attention d’un résident d’Ottawa, l’hiver dernier. Touché par l’histoire du garçon, il a voulu lui rendre hommage. Todd Boyce a récolté des fonds pour la réalisation d’une statue du petit Baldwin, et a retenu les services de l’artiste ontarienne Ruth Abernethy — connue pour une statue de Glenn Gould érigée à Toronto et une autre d’Oscar Peterson placée devant le Centre national des arts à Ottawa.

M. Boyce voulait que la statue représente Jeffrey vêtu d’un costume de Superman, une référence au témoignage de son père pendant l’enquête. Le jeune homme, qui avait vu son fils être confié à ses grands-parents maternels, a parlé de l’amour que le garçon vouait au superhéros américain, qui l’avait inspiré pour un costume d’Halloween.

Mais DC Entertainment, qui détient les droits associés au héros de bande dessinée, n’a pas permis à M. Boyce d’utiliser le logo de Superman sur la statue.

M. Boyce affirme avoir ressenti de la colère devant ce refus, mais il a ensuite compris que l’entreprise ne souhaitait pas que le personnage de Superman soit associé à une histoire de violence envers un enfant.

DC Entertainment n’a pas voulu offrir de commentaires à ce sujet.

M. Boyce a indiqué que le logo serait modifié pour que le «S» de Superman soit changé pour le «J» de Jeffrey. Il espère maintenant que la statue pourra être dévoilée en septembre.

Jeffrey Baldwin avait le poids d’un nouveau-né lorsqu’il est décédé, le 30 novembre 2002, quelques semaines avant son sixième anniversaire. Il a passé une partie de sa vie enfermé dans une pièce froide et souillée dans le domicile de sa grand-mère maternelle, qui était aussi sa tutrice légale.

Les grands-parents du jeune garçon ont été reconnus coupables de meurtre prémédité en 2006. La grand-mère ne pourra obtenir sa libération conditionnelle avant 2023, le grand-père avant 2021.

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