Le maire de Vancouver se dit revigoré par la conférence sur le climat au Vatican

VATICAN, État de la Cité du Vatican – Le maire de Vancouver, Gregor Robertson, a affirmé qu’il reviendra d’une conférence de deux jours sur le climat au Vatican avec un nouveau souffle pour presser le gouvernement fédéral à adopter des cibles ambitieuses de réduction des émissions de gaz à effet de serre.

M. Robertson est le seul représentant canadien au rassemblement de 60 maires d’un peu partout dans le monde, à Rome, visant à promouvoir l’encyclique environnementale du pape François, qui dénonce une économie mondiale fondée sur les énergies fossiles qui exploite les plus pauvres et détruit la Terre.

Le maire de Vancouver a dit, mardi, avoir rencontré des délégués, assisté à une allocution du pape et signé une déclaration qui appelle à des incitatifs financiers pour un virage vers les énergies renouvelables.

«C’est un grand honneur d’avoir été invité au Vatican, en présence du pape, et d’avoir entendu un grand leader de la foi se prononcer sur les grand enjeux politiques de notre époque. Cela nous a revigorés», s’est-il exprimé.

Il a salué les efforts du pape François. «Il a sincèrement l’intention de relever les principaux défis auxquels fait face l’humanité, des changements climatiques à la pauvreté mondiale, lesquels entraînent des conséquences désastreuses. Il sait tirer les bonnes conclusions et s’est emparé d’un leadership auquel personne ne s’attendait», a-t-il ajouté.

M. Robertson a indiqué qu’il s’adressera, mercredi, aux délégués, à propos des réussites économiques que Vancouver a connues en verdissant la ville et en s’attaquant à la pollution atmosphérique.

Le maire a dit qu’il comptait travailler, en collaboration avec d’autres maires du pays, à amener le gouvernement fédéral à endosser des cibles ambitieuses de réduction des émissions à l’occasion de la conférence de Paris en décembre.

M. Robertson a affirmé que Vancouver figurait parmi un groupe de villes ayant comme objectifs de compter à 100 pour cent sur des énergies renouvelables et d’éliminer l’usage de carburants fossiles.

«J’ai entendu d’autres maires et d’autres dirigeants s’interroger sur le leadership du Canada en matière de changements climatiques, a-t-il dit. Nous ne sommes pas bien vus à l’échelle internationale sur cette question. Avec les négociations de Paris à l’horizon, le Canada ne joue pas un rôle de leadership utile. Les réussites de Vancouver démontrent le contraire.»

Un porte-parole de la ministre fédérale de l’Environnement, Leona Aglukkaq, a réagi en affirmant que le gouvernement Harper est le premier de l’histoire canadienne à avoir réussi à réduire les émissions de gaz à effets de serre. «Nous avons établi des cibles justes et ambitieuses pour le Canada afin de parvenir, de concert avec les autres pays industrialisés, à une plus grande réduction d’ici 2030», a écrit Shane Buckingham dans un courriel.

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