Le Manitoba souhaite faciliter l’accès aux ordonnances de protection

WINNIPEG – Le ministre de la Justice et procureur général du Manitoba a affirmé qu’il serait plus facile pour les citoyens de la province d’obtenir une ordonnance de protection. Ce changement survient à la suite de la mort brutale d’une jeune mère.

Selena Keeper n’avait pas été en mesure d’obtenir une telle ordonnance contre son ex-petit ami, cinq mois avant sa mort.

La femme âgée de 20 ans avait été retrouvée dans un état critique à l’extérieur d’une maison le mois dernier. La police avait expliqué qu’elle avait été battue à répétition à l’intérieur de la maison. Elle avait été laissée à l’extérieur avant d’être transportée à l’hôpital, où son décès avait été constaté.

Gord Mackintosh a reconnu que les ordonnances de protections ne sont pas toujours aussi accessibles qu’elles ne devraient l’être.

Il a dit que la province était déterminée à améliorer le processus de demande pour les personnes à risque.

Avant de simplifier le processus, M. Mackintosh a ajouté que le Manitoba était à la recherche de témoignages de personnes qui ont vécu l’expérience de faire une demande d’ordonnance de protection.

Des consultations avec la police et les citoyens aideront à modifier la Loi sur la violence familiale et le harcèlement criminel.

Selena Keeper avait demandé une ordonnance en mai, expliquant qu’elle avait été régulièrement battue sur une période de deux ans, soit durant sa relation avec Ray William Everett, qui s’est terminée en 2014. L’homme maintenant âgé de 20 ans fait face à des accusations de meurtre non prémédité. Mme Keeper avait signalé qu’elle avait été violemment agressée par son ex-petit ami, et ce, même au moment où elle était enceinte de leur enfant.

Sa demande lui avait été refusée, car la juge Debra Motuz avait considéré qu’elle n’était pas dans un danger imminent.

Une ordonnance de protection «ne doit être accordée que lorsque les circonstances graves et urgentes indiquent une nécessité d’agir rapidement pour protéger la victime», avait dit Mme Motuz.

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