Le ministre Paradis examine les critères d’un programme d’aide aux agriculteurs

QUÉBEC – Les critères d’admissibilité d’un programme de crédit de taxes foncières agricoles sont à l’étude, a déclaré mercredi le ministre de l’Agriculture, Pierre Paradis.

En réaction aux critiques formulées dans un rapport déposé en début de semaine, M. Paradis n’a pas exclu la possibilité de moduler l’accès aux remboursements.

Lors d’un échange avec la presse parlementaire à sa sortie du conseil des ministres, M. Paradis a affirmé qu’une simplification du programme de crédit de taxes foncières avait été amorcée il y a un an.

«Si vous me demandez: est-ce un programme qui est simple et efficace? Je ne suis pas certain, demandez aux agriculteurs», a dit le ministre aux journalistes.

Dans son rapport, la commission de révision permanente des programmes a recommandé lundi une refonte de cette aide aux agriculteurs.

La commission, présidée par l’ex-ministre libérale Lucienne Robillard, a notamment constaté que ces crédits étaient attribués pour des agriculteurs locataires ou qui ne sont pas en production.

M. Paradis a reconnu que des changements sont nécessaires au programme afin de favoriser les agriculteurs en fonction de l’intensité de leur activité.

«(La question n’est) pas s’ils ne devraient pas l’avoir, mais est-ce qu’ils devraient tous l’avoir à la même hauteur, a-t-il dit. Plus tu es agriculteur, plus tu devrais être récompensé. Les agriculteurs sont des gens qui travaillent sept jours semaine. S’ils sont deux fois plus productifs que des gens qui travaillent quatre jours, c’est un peu normal», a-t-il dit.

M. Paradis a affirmé que son ministère examine la question des agriculteurs locataires ou qui ont des terres en friche.

«C’est des choses qu’on regarde», a-t-il dit.

M. Paradis a relevé une incongruité dans le fait qu’en vertu du programme, le ministère de l’Agriculture verse les remboursements aux municipalités.

«C’est peut-être pas un programme qui est à la bonne place», a-t-il dit en rappelant qu’auparavant ce programme était entre les mains du ministère des Affaires municipales.

M. Paradis est resté vague concernant l’exigence d’adhérer à l’Union des producteurs agricoles afin d’être admissible au remboursement, jugée «difficilement justifiable» par la commission Robillard.

«Ça pourrait changer comme ça pourrait ne pas changer», a-t-il dit.

Selon le ministre, ce sont les municipalités qui reçoivent les fonds qui exigent cette adhésion à l’UPA.

«C’est la municipalité qui le demande au ministre de l’Agriculture», a-t-il dit.

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