Le NPD n’aura pas besoin d’avoir un déficit pour financer son plan, dit Mulcair

KITCHENER, Ont. – Un gouvernement du NPD n’aurait pas besoin d’accuser un déficit pour financer ses promesses, a déclaré le chef Thomas Mulcair mardi, portant le message de son parti sur une intendance économique responsable en fervent territoire conservateur.

Malgré le faible coût du pétrole et la journée de lundi plus que tumultueuse sur les marchés, M. Mulcair — qui fait campagne dans des circonscriptions du sud-ouest de l’Ontario qui sont favorables aux conservateurs — affirme qu’il n’anticipe pas devoir utiliser l’encre rouge.

«Nous devrons évidemment finir l’année fiscale qui a été commencée sous la garde de M. Harper — 2015-16 est son budget, notre premier sera un budget équilibré», a-t-il dit, s’adressant aux travailleurs d’une petite entreprise de menuiserie de Dundas.

«Nous savons cela parce que nous avons beaucoup de gens expérimentés et gouverner, c’est établir des priorités. Nos priorités ne sont pas les mêmes que M. Harper».

Plus tard, à Kitchener en Ontario, M. Mulcair a dit qu’il croit qu’il pourrait aussi présenter des budgets subséquents également équilibrés, même alors que son plan de créer un million de places en garderies subventionnées à 15 $ par jour serait déployé.

Une fois pleinement mis en oeuvre, au bout de huit ans, le NPD estime que son plan de garderies coûterait au gouvernement fédéral cinq milliards $ annuellement.

M. Mulcair a aussi déclaré qu’il abolirait la politique de fractionnement du revenu de M. Harper et augmenterait les impôts des grandes entreprises. Il n’a pas dit à combien serait alors ce taux, qui est actuellement de 15 pour cent — mais a précisé que la hausse serait «raisonnable» et en-dessous du taux américain, ainsi que du taux moyen sous les conservateurs, qui a déjà été de 17,5 pour cent.

«Offrir des dizaines de milliards de dollars en réductions d’impôts aux plus riches entreprises du Canada n’a pas créé d’emplois», a-t-il souligné.

Il a blâmé M. Harper pour les pertes d’emplois dans le secteur manufacturier et pour une économie actuellement moins diversifiée qu’elle ne l’a déjà été.

Le directeur parlementaire du budget a dévoilé une analyse le mois dernier basée sur les projections revues à la baisse de la Banque du Canada qui montrent qu’Ottawa se dirige vers un déficit d’un milliard $ en 2015-16, malgré la promesse de longue date des conservateurs d’équilibrer leurs livres.

Si les projections de la banque sont exactes, le surplus projeté par les conservateurs dans son budget de 2015 pourrait devenir un déficit, puisque les coffres fédéraux seraient plus maigres de 4,1 milliards $ selon une analyse inclue dans le budget d’avril.

M. Mulcair a lancé ces attaques envers la gestion économique de M. Harper dans la nouvelle circonscription d’Hamilton West-Ancaster-Dundas.

Même si le NPD détenait trois sièges dans la région d’Hamilton, les conservateurs avaient aisément remporté l’ancienne circonscription d’Ancaster-Dundas-Flamborough-Westdale en 2011.

Thomas Mulcair voulait, comme les autres chefs en ce 24e jour de la campagne électorale fédérale, parler d’économie. À Dundas, en Ontario, il a notamment vanté l’intention du Nouveau Parti démocratique de baisser les impôts pour les PME, les meilleurs créateurs d’emplois, selon lui.

Il veut réduire leurs impôts de 11 à 9 pour cent, ce qui serait entièrement mis en oeuvre dans les deux premières années d’un gouvernement du NPD, en tant qu’outil de création d’emplois.

Cela réduirait les impôts des petites entreprises de près de 20 pour cent et permettait aux entrepreneurs d’économiser environ 1,2 milliard chaque année, affirme le NPD.

Laisser un commentaire