Le NPD nomme son nouveau cabinet fantôme

OTTAWA – Malgré sa force réduite depuis les élections du 19 octobre, le cabinet fantôme du Nouveau Parti démocratique (NPD) pourra compter sur des vétérans pour aider le parti à se faire entendre au Parlement.

Le chef du parti, Thomas Mulcair, a dévoilé jeudi la composition de son cabinet fantôme.

Un membre de longue date, Nathan Cullen, sera porte-parole en matière d’environnement et de la réforme démocratique.

Charlie Angus, un député du nord de l’Ontario, s’occupera de talonner le gouvernement sur les affaires autochtones, tandis que Guy Caron, député de Rimouski-Neigette—Témiscouata—Les Basques sera porte-parole en matière de finances. Avant les élections, M. Caron avait été porte-parole en matière d’énergie et de ressources naturelles.

Hélène Laverdière, élue dans Laurier-Sainte-Marie, a été nommée porte-parole en matière d’affaires étrangères. Don Davies, de la Colombie-Britannique, prendra le dossier de la santé. C’est une nouvelle venue au parti, Jenny Kwan, également de la Colombie-Britannique, qui présentera l’opinion néo-démocrate en matière d’immigration.

Le NPD a perdu plus de la moitié de ses sièges le 19 octobre. Le parti n’occupe plus que 44 sièges aux Communes, dont 16 par de nouveaux venus. Le NPD avait 95 élus au Parlement au moment de sa dissolution, à la fin de l’été.

Mais alors que le parti doit digérer son retour au statut de troisième parti, Don Davies considère que les néo-démocrates ont encore un important rôle à jouer.

«Le NPD, je crois, a un rôle très important à jouer au Parlement, pour que les libéraux respectent leurs promesses électorales», a-t-il dit.

«Avec les conservateurs qui sont essentiellement préoccupés par leur leadership pour la majeure partie de l’an ou des deux ans prochains, et avec l’extrême compétence et l’excellence de Tom Mulcair, particulièrement à la Chambre des communes, je pense que nous jouerons un rôle de leadership en apportant une opposition au gouvernement.»

Le nouveau porte-parole en matière de finances, Guy Caron, a pour sa part affirmé qu’il avait l’intention de forcer les libéraux à rendre des comptes sur leurs engagements, particulièrement celui d’un retour éventuel à l’équilibre budgétaire après trois ans de déficits.

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