Le palmarès du pouvoir : où sont les femmes ?

Depuis les dernières élections, les femmes n’ont pas la part belle à Québec. 

rosie_riveter_large Le cercle des puissants, en ce début 2015, compte très peu de femmes. C’est l’un des constats implacables de ce palmarès, qui assimile le pouvoir politique à un boys club — un club d’hommes. La même opération réalisée l’an dernier aurait sûrement vu Pauline Marois trôner en tête, suivie de sa chef de cabinet, Nicole Stafford. Mais depuis les dernières élections, les femmes n’ont pas la part belle à Québec. « Il y a eu longtemps la parité dans les cabinets de Jean Charest, qui se préoccupait de la place des femmes », dit Anne-Marie Gingras, professeure de science politique à l’Université du Québec à Montréal. « Malheureusement, ça semble être moins le cas de Philippe Couillard. »

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Si on élargit le cadre du pouvoir aux autorités administratives indépendantes et aux tribunaux, le portrait est plus encourageant pour les femmes, remarque toutefois Anne-Marie Gingras.

La Commission de la construction du Québec (Diane Lemieux), le Protecteur du citoyen (Raymonde Saint-Germain), l’Université McGill (Suzanne Fortier) sont tous pilotés par des femmes, qui forment par ailleurs 38 % des juges à la Cour du Québec, une proportion en nette progression. À la Cour suprême, quatre des neuf juges sont des femmes, note la professeure.

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