Le pouvoir d’achat des non-syndiqués a crû davantage que celui des syndiqués

MONTRÉAL – Durant la dernière décennie, le pouvoir d’achat des travailleurs non syndiqués a crû de façon plus notable que celui des travailleurs syndiqués.

Cette donnée surprenante ressort de l’Annuaire québécois des statistiques du travail, un rapport de 268 pages qui vient d’être rendu public par l’Institut de la statistique du Québec.

Habituellement, le salaire horaire des employés syndiqués est plus élevé que celui des employés non syndiqués. C’est encore le cas, puisqu’en 2013, les employés syndiqués recevaient en moyenne une rémunération de 25,23 $ l’heure, comparativement à 20,75 $ pour les non syndiqués, soit un écart de 4,48 $.

Toutefois, quand l’Institut de la statistique a analysé la croissance réelle de la rémunération horaire de ces deux types d’employés sur une décennie, soit de 2003 à 2013, il a remarqué que cette rémunération des syndiqués avait crû de 6,4 pour cent, alors qu’elle avait crû de 11,9 pour cent pour les non-syndiqués.

Il semble que ce soit le fait que les non-syndiqués aient connu des augmentations de leur rémunération plus importantes d’une année à l’autre _ par exemple de 5,1 pour cent en 2004 et de 4 pour cent en 2009 _ qui explique ce phénomène. On ne remarque pas de hausse aussi marquée dans la rémunération horaire des syndiqués durant la décennie 2003-2013.

Dans la même veine, l’Institut de la statistique note que le secteur public a vu son pouvoir d’achat croître de 5,8 pour cent durant la décennie, comparativement à 10,1 pour cent pour le secteur privé, qui inclut tant des travailleurs syndiqués que non syndiqués.

Toutefois, la rémunération horaire d’un employé du secteur privé atteignait 20,68 $ en 2013 par rapport à 28,11 $ pour un employé du secteur public, soit un écart de 7,43 $ en faveur du secteur public.

Par ailleurs, durant la même décennie, le pouvoir d’achat des femmes a augmenté plus vite que celui des hommes, soit de 11,3 pour cent par rapport à 7,3 pour cent.

Reste que la rémunération horaire des femmes atteignait 21,04 $ en 2013, comparativement à 23,95 $ pour celle des hommes, soit un écart de 2,91 $ en faveur des hommes. «Il varie peu durant la période», a souligné l’Institut de la statistique.

De façon générale, la rémunération horaire moyenne des employés au Québec atteignait 22,52 $ en 2013. Il s’agissait d’une hausse de 1,5 pour cent par rapport à l’année précédente, soit «la hausse la plus faible de la période 2003-2013», note l’Institut de la statistique.

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Encore des statistiques inutiles et qui permet à des esprits tordus d’affirmer n’importe quoi.
Le salaire des non syndiqués étant encore plus bas que celui des syndiqués, le pouvoir d’achats de ceux qui gagnent le moins restent dans les faits inférieur à ceux qui gagnent plus.
Des statistiques sur le pouvoir d’achat, sur la croissance des revenus des plus riches en rapport avec ceux de la classe moyenne et avec les plus pauvres ? En pourcentage mais aussi en chiffres absolues ? Cela serait beaucoup plus utile. Avec des noms en plus ?

Votre titre spécialement est assez bien choisi pour servir d’argument pour ceux qui sont anti-syndicats !
Êtes-vous syndiquée Lia Lévesque ?