Le premier ministre de la Saskatchewan dit ne pas nager à contre-courant à Paris

REGINA – Le premier ministre de la Saskatchewan, Brad Wall, estime ne pas nager à contre-courant à la conférence internationale sur le climat à Paris, qui s’est amorcée dimanche soir. M. Wall a été critiqué pour avoir dit que les leaders politiques devaient garder à l’esprit l’économie et le secteur énergétique lorsqu’il est question des changements climatiques.

Il a été souligné que M. Wall était absent de la photo de groupe de la délégation canadienne au sommet. Mais M. Wall a expliqué avoir été en entrevue à ce moment, et a dit ne pas se sentir exclu.

En conférence téléphonique depuis Paris, mardi, le premier ministre de la Saskatchewan s’est dit confiant de pouvoir «travailler avec les autres provinces», tout en déclarant que sa responsabilité première était de rendre des comptes à la population de la Saskatchewan et «pas nécessairement de s’inquiéter de ce que les autres enfants dans la classe pensent de moi».

M. Wall a dit avoir abordé avec une autre province la possibilité d’économiser en acquérant conjointement une technologie d’énergie solaire.

M. Wall s’est rendu à Paris avec l’intention de promouvoir une technologie de captage et de stockage du carbone. Les installations de 1,5 milliard $ à la centrale Boundary Dam de SaskPower, près d’Estevan, ont été inaugurées avec faste en octobre 2014, mais ont connu des problèmes techniques et des dépassements de coûts.

L’objectif est de réduire les émissions de dioxyde de carbone d’un million de tonnes par année, mais des documents coulés à l’opposition néo-démocrate montrent que les installations ont fonctionné 45 pour cent du temps.

Le premier ministre a indiqué que le chef de la direction de SaskPower, Mike Marsh, avait fait une présentation à la conférence de Paris, appelée COP21, et expliqué que l’usine n’avait pas atteint sa cible dans la première année. Selon M. Wall, «personne n’a bronché» dans la salle car les gens présents étaient conscients des pépins possibles d’une nouvelle technologie.

«Ce qu’il faut retenir est que l’intérêt s’est maintenu. Je crois qu’on comprend dans le reste du monde, et je l’ai observé à Paris, qu’il s’agit d’une technologie avancée et d’un projet à très grande portée qui fera face à des obstacles, et honnêtement, (le projet) surmonte ces obstacles», a fait valoir le premier ministre de la Saskatchewan.

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