Le procès de Richard Bain débutera le 8 septembre

MONTRÉAL – Le procès de Richard Bain, accusé en marge de la fusillade au Métropolis le soir des élections québécoises en 2012, commencera le 8 septembre, le jour de son 65e anniversaire.

Richard Henry Bain est accusé notamment de meurtre au premier degré. Son procès devrait durer de six à huit semaines.

«C’est autant dans l’intérêt de M. Bain que de la société qu’un procès ait lieu», a affirmé mardi le juge de la Cour supérieure du Québec, Guy Cournoyer.

«Si je n’arrête pas de date maintenant, nous savons tous ce qui pourrait se passer. J’ai des dossiers prévus pour 2016 et 2017.»

Richard Bain est accusé d’avoir tué le technicien Denis Blanchette à l’extérieur du Métropolis de Montréal, en septembre 2012, lors de la soirée électorale du Parti québécois où Pauline Marois célébrait sa victoire.

Il est également accusé de deux tentatives de meurtre et de plusieurs chefs en lien avec la possession d’armes.

M. Cournoyer a arrêté la date de début des procédures mardi, alors que les avocats continuent de travailler sur différentes questions, notamment sur la représentation de Bain.

Alan Guttman, un avocat d’expérience de Montréal, représente Bain depuis quelques semaines, mais il n’acceptera pas le mandat de le défendre dans un procès de deux mois sans assurance d’être payé.

«Lorsque quelqu’un n’est pas admissible à l’aide juridique mais qu’il ne peut payer un avocat, la cour intervient, a expliqué Me Guttman. Dans ce cas, c’est un peu compliqué parce qu’il (Bain) avait deux propriétés.»

Les propriétés de Richard Bain ont été vendues récemment, mais Me Guttman a affirmé que l’emplacement de cet argent est un mystère, d’où son incertitude d’être payé.

Une audience entre lui et le gouvernement du Québec aura lieu le 22 avril pour négocier la question de la compensation.

«Que je sois là ou non au procès, c’est ce que j’ai compris», a conclu Me Guttman.

Les parties sont également en attente d’un rapport psychiatrique exigé par le juge Cournoyer pour évaluer l’état psychologique de Bain au moment des crimes allégués.

Le procureur Dennis Galiatsatos avait dit à la Couronne qu’il était prêt à procéder à la date originale prévue, en janvier dernier, et il ne s’attend pas à ce que le rapport ait un grand impact.

«Mon dossier est déjà préparé, a-t-il affirmé. Tout dépendant les conclusions du rapport psychiatrique, il se peut que l’on ait à ajouter ou à retirer (des éléments au dossier).»

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