Le secrétaire général de l’OTAN au Canada pour discuter de la Russie et de l’ÉI

OTTAWA – Le secrétaire général de l’Organisation du traité de l’Atlantique Nord (OTAN), Jens Stoltenberg, effectuera sa première visite au Canada cette semaine.

Stephen Harper doit rencontrer lundi M. Stoltenberg, un ancien ministre norvégien à la tête de l’OTAN depuis octobre dernier. Une source canadienne proche du dossier affirme que la menace posée par le groupe extrémiste État islamique (EI) devrait être le sujet central de leurs discussions.

Le premier ministre prévoit demander cette semaine aux Communes la prolongation de l’implication militaire canadienne et l’accroissement de sa participation dans la lutte contre l’ÉI.

À ce jour, l’OTAN n’a aucun rôle officiel par rapport à l’ÉI. La principale préoccupation de l’organisation concerne plutôt les récentes actions du président russe Vladimir Poutine, dont la mobilisation de 45 000 soldats pour des exercices militaires la semaine dernière.

Jens Stoltenberg a averti que les exercices militaires russes et la diminution des communications entre ce pays et l’OTAN pourrait avoir de graves conséquences.

Dimanche, le commandant suprême des forces de l’OTAN en Europe, le général Philip Breedlove, a déclaré en conférence de presse que l’Occident devrait réfléchir à envoyer des armes défensives en Ukraine.

Les États-Unis considèrent activement l’idée d’aider le pays à se défendre contre les rebelles appuyés par la Russie. L’Allemagne a appelé à la prudence, en avertissant que de fournir des armes à l’Ukraine pourrait aggraver les tensions. Selon les Nations unies, 6000 personnes ont été tuées en Ukraine au cours de la dernière année.

Le ministre canadien de la Défense, Jason Kenney, a déjà fait plusieurs fois allusion à la possibilité que le Canada fournisse davantage d’aide militaire à l’Ukraine. Il a affirmé que le cabinet fédéral étudiait l’option de se joindre aux gouvernements américain et britannique dans une mission d’entraînement militaire destinée à appuyer les troupes ukrainiennes.

L’OTAN n’a encore reçu aucune demande du gouvernement irakien concernant l’aide à apporter à l’entraînement des forces de sécurité en vue de lutter contre l’ÉI. La mission militaire internationale contre le groupe extrémiste est actuellement dirigée par les États-Unis.

Les plus populaires