Le sucre et le gras entraîneraient une perte de flexibilité cognitive

MONTRÉAL – Une alimentation riche en gras et en sucre semble entraîner une perte de flexibilité cognitive, à savoir la capacité à s’adapter à des situations changeantes, selon une étude menée par des chercheurs de l’université Oregon State.

Cette diminution serait liée à des changements au microbiome, les milliards de milliards de bactéries qui colonisent le système digestif.

Les résultats sont tirés de l’étude de souris alimentées de différentes façons et soumises à des tests devant mesurer leurs changements physiques et mentaux.

Après seulement quatre semaines d’une alimentation riche en gras ou en sucre, la performance des souris a commencé à chuter comparativement à celle des souris alimentées normalement. Un déclin marqué a été noté au chapitre de la flexibilité cognitive, qui permet par exemple de naviguer du point A au point B si le trajet normalement emprunté n’est soudainement plus disponible.

La dégradation a été notée même si les souris étaient jeunes et en santé, ce qui permet de craindre que l’impact négatif puisse être encore plus marqué chez des animaux plus âgés.

Les chercheurs ont expliqué que la flore intestinale produit des composés qui peuvent agir comme neurotransmetteurs, stimuler les nerfs sensoriels ou le système immunitaire, ou avoir un impact sur plusieurs fonctions biologiques. Ils tentent maintenant d’approfondir leur compréhension des mécanismes en jeu.

Les conclusions de cette étude sont publiées par le journal scientifique Neuroscience.