Le suspect du meurtre du policier était sous enquête pour un crime antisémite

EDMONTON – La police d’Edmonton affirme qu’un homme soupçonné dans la mort par balles d’un policier était sous enquête pour un crime haineux antisémite.

Le porte-parole Scott Pattison a dit que Norman Raddatz avait supposément lancé une campagne sur Internet pour intimider un autre homme de la ville.

Cet homme et sa famille ont commencé à craindre pour leur sécurité et se sont plaints à la police il y a quelques mois.

M. Pattison n’a pas voulu donner plus de détails au sujet de ce présumé harcèlement, mais la police avait indiqué précédemment que l’affaire remontait à février 2014.

Huit policiers se trouvaient à la résidence de Norman Raddatz lundi soir lorsque des balles ont été tirées à travers la porte d’entrée de la maison. Ils devaient lui remettre des documents lui ordonnant de se présenter en cour sous une accusation de harcèlement criminel. Ils avaient aussi un mandat d’arrestation pour une infraction à un règlement.

L’agent de l’unité des crimes haineux, Daniel Woodall, âgé de 35 ans, a été tué sur les lieux.

Un autre policier a été atteint au dos mais s’en est tiré grâce à sa veste pare-balles.

Les autres agents sont sortis indemnes d’un barrage de coups de feu de dix minutes, a indiqué plus tôt cette semaine le chef de la police, Rod Knecht.

Plus de 50 trous de balles ont été répertoriés dans la maison et le garage de l’autre côté de la rue.

Quelques instants après la fin de la fusillade, la maison a pris en feu. La police a trouvé par la suite un corps dans le sous-sol de la maison incendiée et estime qu’il s’agit de Norman Raddatz, bien qu’une autopsie doit être menée pour identifier les restes et la cause de la mort.

Des voisins ont décrit le réparateur de réfrigérateurs comme un père divorcé peu aimable qui ne tondait pas son gazon et ne pelletait pas la neige devant chez lui. Il avait aussi mis des excréments de chien sur le dessus de sa clôture pour déranger les voisins.

Des documents de cour indiquent qu’il avait été accusé l’an dernier de sept violations de règlements, notamment pour avoir garé un véhicule récréatif devant sa maison plus longtemps que ce qui était permis.