Le système d’alerte Amber est encore plus efficace grâce à la technologie

Déjà efficace, le système d’alerte Amber du Canada a encore gagné en efficacité au cours des dernières années grâce aux nouvelles technologies, disent les experts.

Selon Christy Dzikowicz du Centre canadien pour la protection de l’enfance, les téléphones intelligents et les médias sociaux permettent désormais de transmettre les détails importants, comme la description des enfants possiblement en danger, aux gens qui sont en déplacement et qui ont donc plus de chances de remarquer des activités suspectes que ceux qui sont enfermés dans leur maison.

Elle a affirmé que le présumé enlèvement de la petite Hailey Dunbar-Blanchette en Alberta illustrait bien ce phénomène, puisque la nouvelle de la disparition de la fillette et la description du véhicule qu’aurait utilisé son ou ses kidnappeurs ont rapidement fait le tour du pays.

Une diffusion à aussi grande échelle, a poursuivi Mme Dzikowicz, a fait du système un outil extrêmement efficace qui, dans la majorité des cas, aide les autorités à retrouver les enfants qui manquent à l’appel.

Elle a cependant prévenu que, pour assurer l’efficacité du système, les Canadiens apprenant la disparition d’un bambin dans leur région doivent agir en conséquence et garder l’oeil ouvert.

Le système canadien d’alerte Amber a été implanté dans les 10 provinces en 2004. Christy Dzikowicz a cependant précisé qu’aucun territoire n’avait adopté cette méthode.

Ce système a d’abord été lancé aux États-Unis après l’enlèvement et le meurtre d’Amber Hagerman, une fillette de neuf ans, à Arlington, au Texas, en 1996. Baptisé en mémoire de la jeune victime, il a été conçu à l’origine pour interrompre la programmation des chaînes de télévision et des stations de radio afin de diffuser des bulletins spéciaux au sujet d’enfants âgés de moins de 18 ans ayant été kidnappés.

Mme Dzikowicz a indiqué que chaque province canadienne gérait son propre système d’alerte Amber qui, au début, ressemblait énormément à son équivalent américain.

Au fil du temps, les critères du Canada pour lancer une alerte ont toutefois été élargis, notamment dans la foulée de l’assassinat de Victoria Stafford, une gamine de 8 ans résidant à Woodstock, en Ontario.

En vertu des nouvelles règles adoptées après la mort de la petite en 2009, la police n’a plus besoin d’avoir la confirmation qu’un enlèvement a eu lieu pour diffuser une alerte Amber, ni avoir une description détaillée du kidnappeur ou de son véhicule.

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