L’épave d’un navire de guerre de 1776 serait menacée par la moule quagga

MONTPELIER, États-Unis – Lorsqu’elle a été construite vers la fin 1776, la canonnière Spitfire n’était pas destinée à devenir la fierté de la flotte américaine. Elle a été construire pour combattre, et elle a combattu, aidant à ralentir la plus large flotte britannique ayant navigué au sud du Canada vers le lac Champlain dans le cadre d’un effort pour écraser la rébellion des colonies.

Le navire de guerre Spitfire de 54 pieds a sombré un jour après la bataille déterminante du 11 octobre de l’île Valcour, se fixant dans les eaux profondes sans qu’il ne soit retracé avant plus de 200 ans.

Désormais, l’historien ayant mené les recherches qui ont permis de retrouver le Spitfire, il y a près de 20 ans, conçoit un plan de gestion pour l’avenir du navire toujours dans les eaux profondes, son canon pointant droit devant tel qu’il était lorsque l’équipage l’avait abandonné.

Art Cohn, directeur émérite du Musée maritime du lac Champlain, à Vergennes, au Vermont, qui élabore un plan pour le Spitfire qu’il soumettra à la marine américaine, a fait valoir que le principal intérêt de ce navire relativement petit et «construit à la hâte» réside dans ce qu’il évoque de l’année 1776 et des années «constitutives» des États-Unis.

Pendant des années, les profondeurs du lac Champlain — M. Cohn ne veut pas dire précisément où repose le navire — ont été perçues comme l’endroit le plus sûr pour le Spitfire, grâce à la protection offerte par les eaux froides et profondes.

Désormais, la crainte vient de la menace possible de la moule quagga, qui pourrait détruire l’embarcation. L’espèce n’a pas fait encore son apparition dans le lac Champlain, mais les experts craignent qu’il ne s’agisse que d’une question de temps.

Le plan de M. Cohn inclura des recommandations pour l’avenir du Spitfire, dont la possibilité de le laisser où il est ou de le ramener à la surface, et d’éventuellement le disposer dans un musée. L’expert n’a pas encore déterminé la meilleure voie à suivre, mais ses craintes à l’égard des moules quagga sont bien réelles.

«Nos préoccupations au fil de cette étude se sont vraiment avivées en fonction de ce que nous apprenons sur les implications d’une invasion de moules. (…) Alors que nous avançons vers les recommandations finales, notre objectif est de tenter de développer une stratégie pour la survie de l’épave pour les prochaines générations», a exposé M. Cohn.

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