L’équipage à la dérive dans au large de l’île de Baffin a été secouru

IQALUIT, Nunavut – Les neuf membres d’équipage d’un bateau de pêche terre-neuvien qui ont survécu à leur naufrage au large de l’île de Baffin ont été louangés par le propriétaire du navire et le commandant de la Force maritime Atlantique pour avoir gardé leur calme et leur professionnalisme alors qu’ils étaient ballotés à bord de leur canot de sauvetage.

Bradley Watkins, de Cottlesville, à Terre-Neuve, a raconté que le capitaine et son équipage avaient mis à profit leur formation pour revêtir leur combinaison de survie et embarquer sur le canot de sauvetage alors que le bateau coulait.

«Leur entraînement a transparu (…) Ils savaient ce qu’ils faisaient», a-t-il dit au cours d’une entrevue réalisée au téléphone.

Le contre-amiral John Newton a tenu des propos similaires. «Ils ont mis leur combinaison de survie. Ils savaient comment s’en vêtir. Ils ont donné les bons renseignements au centre de recherches et de sauvetage. Ils ont pris la décision de quitter le navire au bon moment alors qu’ils pouvaient contrôler cette manoeuvre», a-t-il déclaré.

Les neuf hommes ont été décrits comme étant en bonne santé. Un navire de pêche les a ramenés à Harbour Grace.

La lieutenante de vaisseau de la marine Christine Hurov a affirmé que les rescapés avaient abandonné leur bateau sur la baie de Frobisher, à environ 400 kilomètres d’Iqaluit, lorsqu’il a commencé à prendre l’eau.

La marine et la Garde côtière se trouvaient à proximité, de même que des bateaux civils.

Un avion Hercule des Forces armées a largué une radio au-dessus du canot de sauvetage et la communication a été établie avec ses occupants.

Le navire accidenté, l’Atlantic Charger, est un bateau de pêche de pointe qui appartient à M. Watkins. Lancé en 2013, le bateau de 21 mètres équipé pour la pêche au crabe, à la crevette et au turbot est évalué à 2,5 millions $.

M. Watkins a aussi louangé le travail des équipes de secours et de recherches. Il a qualifié «d’incroyable» l’opération de largage de la radio. «L’équipage devait savoir ce qui se passait pour pouvoir collaborer avec la Garde côtière», a-t-il souligné.

Il ignore ce qui a pu causer la naufrage du navire, ajoutant que les conditions climatiques plus difficiles que prévu et des vagues pouvant atteindre quatre mètres ont probablement été des facteurs.

Le Bureau de la sécurité des transports a annoncé qu’il enverrait une équipe d’enquêteurs à Cottlesville afin de recueillir des informations permettant d’évaluer l’événement.

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