L’Équipe d’intervention en cas de catastrophe rentre de sa mission au Népal

OTTAWA – Après un mois de travail auprès des sinistrés de deux séismes, l’Équipe d’intervention en cas de catastrophe (EICC) quitte le Népal et rentre au Canada.

L’équipe militaire cèdera son camp à des organismes non gouvernementaux.

Avant l’annonce de ce départ, le gouvernement canadien, les Nations unies et le Népal ont conclu que la situation n’exigeait plus d’appuis militaires étrangers sur le terrain.

Au lendemain du séisme dévastateur du 25 avril, le Canada a envoyé une équipe de reconnaissance et des membres de l’EICC pour évaluer la situation. En quelques jours, des avions C-17 ont transporté personnel et équipement pour aider le Népal à se relever.

L’EICC se concentre sur la purification de l’eau, les soins médicaux de base et le soutien d’ingénieurs de campagne.

Sur place, l’équipe a soigné plus de 700 patients, distribué 75 unités de filtration d’eau et donné accès à de l’eau potable à environ 3400 personnes. Les ingénieurs ont retiré environ 720 cargaisons de camion à benne de débris et nettoyé des routes.

Entre le 25 avril et le 25 mai, le Canada a remis 10 millions $ au pays.

«La contribution de l’EICC a permis de montrer la souplesse dont les Forces armées canadiennes savent faire preuve pour intervenir rapidement afin d’aider ceux qui sont dans le besoin, et soulager leur détresse», a déclaré le ministre de la Défense, Jason Kenney, dans un communiqué.

Le ministre des Affaires étrangères, Rob Nicholson, a également félicité l’armée.

«Les besoins humanitaires n’ont pas encore tous été comblés, mais les progrès réalisés par l’EICC, en collaboration étroite avec le gouvernement du Népal et nos partenaires internationaux, ont permis d’améliorer grandement le sort de la population népalaise», a-t-il dit.