Les adolescents intimidés sont ensuite plus à risque de dépression

MONTRÉAL – Les adolescents qui sont victimes d’intimidation sont ensuite nettement plus à risque que les autres de souffrir de dépression, révèle une étude publiée cette semaine par le journal médical The BMJ.

La chercheure Lucy Bowes, de l’université Oxford, et ses collègues ont recruté près de 4000 sujets pour étudier le lien entre l’intimidation à l’âge de 13 ans et la dépression à l’âge de 18 ans.

Des 683 adolescents qui ont rapporté avoir été intimidés plus d’une fois par semaine, 14,8 pour cent souffraient de dépression à l’âge de 18 ans, contre 7,1 pour cent pour les adolescents qui avaient été intimidés de une à trois fois par semaine.

En revanche, seulement 5,5 pour cent des adolescents qui n’avaient jamais été intimidés étaient dépressifs à l’âge de 18 ans.

Environ 10 pour cent des adolescents intimidés fréquemment ont souffert de dépression pendant plus de deux ans, contre 4,1 pour cent pour ceux qui n’ont jamais été intimidés.

Même en tenant compte d’autres facteurs qui pourraient avoir une incidence sur la dépression, les adolescents intimidés demeuraient deux fois plus susceptibles que les autres d’être dépressifs.

Les chercheurs préviennent que l’intimidation pourrait être responsable du tiers des dépressions chez les jeunes adultes, si on réussissait à établir de manière définitive que le premier phénomène est directement responsable du second.