Les anciens combattants au coeur d’une action collective attendent plus d’Ottawa

OTTAWA – Les anciens combattants au coeur d’une action collective contre Ottawa attendent de voir si le projet de loi déposé lundi par le gouvernement Harper pour augmenter leurs avantages sociaux sera le début, ou la fin, de la réforme du système.

S’il s’agit de la fin, l’avocat des anciens soldats affirme que la bataille juridique, qui est déjà politiquement embarrassante, reprendra vraisemblablement de plus belle.

Don Sorochan affirme qu’il devra évidemment consulter ses clients, mais croit que les mesures annoncées par le gouvernement Harper au cours du dernier mois ne sont que des solutions faciles et que d’autres changements sont à venir.

Car s’il s’agit de la proposition finale, cela n’est pas suffisant, dit-il.

La poursuite, qui allègue que les soldats ayant participé aux combats récents sont désavantagés par rapport à ceux qui se sont battus lors des deux guerres mondiales et en Corée, a été suspendue plus tôt cette année alors que les parties avaient entamé des discussions pour conclure une entente à l’amiable.

Me Sorochan croit qu’il est possible que le gouvernement, ou les partis d’opposition, fasse de plus amples promesses durant la prochaine campagne électorale, mais que les anciens combattants devront prendre des décisions en fonction des propositions qui se trouvent devant eux.

La fin de la suspension de la poursuite est le 15 avril, mais les deux parties pourraient choisir de la prolonger s’ils croient qu’ils peuvent accomplir quelque chose en poursuivant les négociations.

L’action collective a fait une tache sur le bilan des conservateurs, qui se targuent de soutenir leurs forces armées, et Me Sorochan dit que le gouvernement a insisté pour qu’elle soit abandonnée à la lumière des plus récentes améliorations.

«Nous sommes intéressés à poursuivre les discussions, mais nous devrons évaluer notre position avec cette poursuite, en tenant compte des réformes», a précisé l’avocat.

«Nous avons déjà effectué une certaine analyse, mais ces changements ne devaient pas être la fin des réformes.»

Depuis le début de mars, le nouveau ministre des Anciens combattants, Erin O’Toole, a annoncé une série de mesures, incluant une nouvelle indemnité de 70 000 $ pour douleurs et souffrances, qui semble être destinée à ceux qui ont subi des blessures physiques. Une nouvelle prestation de sécurité de retraite a aussi été proposée pour les soldats modérément ou gravement blessés qui n’ont pas de pension de forces armées.

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