Les antiacides de type IPP gonflent le risque de crise cardiaque

MONTRÉAL – Les adultes qui utilisent un type répandu d’antiacide, l’inhibiteur de la pompe à protons (IPP), augmentent de 16 à 21 pour cent leur risque de subir une crise cardiaque, révèle une étude publiée par PLOS ONE.

Les chercheurs des universités Stanford et Houston Methodist disent avoir découvert une association claire et importante entre les IPP et la crise cardiaque.

Les scientifiques ont épluché 16 millions de documents cliniques provenant de 2,9 millions de patients, ce qui leur a permis de constater que ceux qui prenaient un autre type d’antiacide (l’antagoniste des récepteurs H2; Zantac, Tagamet) ne présentaient pas de risque accru de crise cardiaque.

Une étude précédemment publiée par le journal médical Circulation avait démontré que les IPP pouvaient avoir un impact moléculaire qui engendrait une maladie cardiovasculaire à long terme et augmentait le risque de crise cardiaque.

Les IPP sont prescrits pour différents problèmes, mais sont aussi disponibles en vente libre sous des noms comme Nexium, Prilosec et Prevacid. Les IPP étaient le troisième médicament le plus populaire aux États-Unis en 2009 et généraient des ventes mondiales annuelles de 13 milliards $ US.