Les émissions dans l’ouest de l’Arctique vont au moins doubler d’ici 10 ans

Les émissions qui causent les changements climatiques et les pluies acides dans l’ouest de l’Arctique pourraient augmenter jusqu’à 600 pour cent, au cours de la prochaine décennie, rapporte une étude américaine.

L’étude faite pour le conseil international sur les transports propres (International Council on Clean Transportation) découle de recherches précédemment effectuées par une des co-auteurs, Alyson Azzara, pour le compte du gouvernement américain, sur l’augmentation potentielle des expéditions sur les eaux au large de l’Alaska. La présente étude se base donc sur ces résultats pour estimer l’impact des émissions de ces expéditions.

Au cours de la prochaine décennie, les déplacements des navires-citernes, des vraquiers et des navires cargos dans l’ouest de l’Arctique pourraient augmenter de l’ordre de 117 à 469 bateaux par année. Et si le passage du nord-ouest ou la route maritime du Nord de la Russie se libèrent de leurs glaces, l’augmentation pourrait atteindre 882 bateaux par année.

Mme Azzara a découvert que la hausse de l’activité n’a pas besoin d’être si grande pour faire augmenter les niveaux de rejets.

Le dioxyde de soufre, l’une des causes des pluies acides, augmenterait de 520 pour cent, pour se rendre à 830 tonnes par année d’ici 2025. Le niveau de dioxyde de carbone, la principale cause des changements climatiques, ferait un bond de 390 pour cent, pour atteindre 54 000 tonnes.

Les particules fines devraient augmenter de 580 pour cent, et le noir de carbone rejeté dans l’atmosphère pourrait plus que quintupler. Ces deux polluants sont considérés comme des accélérateurs de la fonte des glaces et sont d’importants sujets de recherche du gouvernement canadien.

L’étude portait spécifiquement sur les eaux de l’Alaska, mais Alyson Azzara affirme que les conclusions s’appliquent aussi au Canada. Les émissions produites par les navires en eaux américaines les produisent tout autant en eaux canadiennes, et les rejets voyagent d’un pays à l’autre.

Mme Azzara indique que les émissions pourraient être grandement réduites si le Canada et les États-Unis s’entendaient sur des règles claires sur le carburant à faible teneur en soufre. Les deux pays exigent déjà l’utilisation de carburant faible en soufre, mais cette règle ne s’applique qu’au sud de l’Alaska, dans le Pacifique, et à la pointe nord du Labrador dans l’Atlantique.

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