Les enfants qui ne veulent rien manger sont peut-être anxieux ou déprimés

CHICAGO – Que les parents d’enfants qui ne veulent rien manger (ou presque) de ce qu’on met dans leur assiette se consolent: le phénomène n’a rien d’inquiétant, même s’il peut témoigner de problèmes émotionnels auxquels on devra s’attarder, selon une nouvelle étude.

Les enfants d’âge préscolaire qui sont très sélectifs quant à leur alimentation, et qui détestent même la proximité de certains aliments, sont plus susceptibles que les autres de souffrir d’anxiété ou de dépression. Seulement 3 pour cent des enfants étudiés étaient toutefois aussi difficiles.

Environ 20 pour cent des enfants étaient un peu moins difficiles mais n’acceptaient quand même de consommer que certains aliments. Les enfants des deux groupes étaient presque deux fois plus susceptibles que les autres de développer des symptômes anxieux en moins de deux ans.

L’auteure de l’étude, la docteure Nancy Zucker de la faculté de médecine de l’université Duke, a dit que les autres enfants difficiles — comme ceux qui refusent de manger leurs légumes — n’ont rien d’inquiétant et que le problème se résorbera de lui-même au fil des ans.

L’étude est publiée dans le journal médical Pediatrics.