Les hautes directions du CHUM et du CHU Sainte-Justine sont regroupées

MONTRÉAL – Québec regroupe en une seule les hautes directions du Centre hospitalier de l’Université de Montréal (CHUM) et du Centre hospitalier universitaire Sainte-Justine et confie le poste de président-directeur général de la nouvelle entité au docteur Fabrice Brunet, l’actuel PDG du CHU Sainte-Justine.

L’annonce en a été faite jeudi à Montréal par le ministre de la Santé, Gaétan Barrette, qui a insisté sur le fait qu’il ne s’agissait pas d’une fusion mais bien d’un regroupement administratif et que les deux institutions demeureraient des entités distinctes avec leur propre hiérarchie interne, leur indépendance financière et leur pouvoir décisionnel local.

«Ce sont des entités qui sont très fortes, très élaborées (…) qui ne peuvent pas nécessairement se fusionner facilement comme ça. Devant l’ampleur et la stature des deux institutions, on a jugé que ce n’était pas la voie à suivre», a expliqué le ministre.

Le ministre Barrette veut ainsi faire d’une pierre deux coups; d’une part, ce regroupement vise à assurer la continuité des soins pour les patients qui passent de l’enfance à l’âge adulte et qui ont souvent du mal à assurer cette continuité lorsqu’ils atteignent 18 ans et que l’hôpital pédiatrique ne peut plus les suivre.

«On connaît tous la problématique du passage à l’âge de 18 ans, même dans les hôpitaux universitaires. Cette intégration-là n’est pas encore fluide aujourd’hui et elle le sera», a promis le ministre.

De son côté, le docteur Brunet s’est dit convaincu de pouvoir tirer le maximum d’une telle réunion.

«Le regroupement va nous permettre d’aller beaucoup plus loin que ce que le CHUM et le CHU Sainte-Justine pourraient faire tout seuls», a déclaré le nouveau PDG du CHUM regroupé.

D’autre part, en nommant cet administrateur aguerri et respecté à la tête du CHUM, le ministre Barrette espère mettre un terme à l’incertitude et aux tribulations qui ont entouré la fin de règne de son prédécesseur, Jacques Turgeon.

«Le fait de nommer le docteur Brunet à la tête, avec son passé, amène une bouffée d’air frais. Et on sait que dans les situations qui sont problématiques parfois, il arrive qu’une influence nouvelle, un ingrédient supplémentaire viennent faire en sorte que les choses s’améliorent», a souhaité le ministre.

Les deux centres hospitaliers auront donc un seul président-directeur général et un seul conseil d’administration. À cet effet, le ministre a fait valoir que le processus de nomination des deux conseils d’administration n’était pas complété et qu’il reportait le tout au mois d’octobre afin, notamment, de sonder les candidats potentiels quant à leur intérêt pour des postes dans cette nouvelle entité.

Il a cependant clairement établi que les deux institutions seront représentées de manière équitable au sein du prochain conseil d’administration.