Les lobbyistes demandent à Québec de retirer son projet de loi 56

QUÉBEC – Les lobbyistes demandent à Québec de refaire ses devoirs en retirant son projet de loi 56.

Le projet de loi 56, qui vise à accroître la transparence en matière de lobbyisme, se trompe de cible et n’atteindra pas le but visé, selon l’Association québécoise des lobbyistes (AQL).

L’association dit appuyer le principe d’une plus grande transparence des activités de lobbyisme, mais juge que Québec a largement sous-estimé les effets négatifs du projet de loi sur les entreprises et les organismes à but non lucratif, désormais assujettis à la loi.

Elle juge que les entreprises et organismes assujettis à la loi vont devoir composer désormais avec un trop lourd fardeau administratif, sans gain tangible du côté de la transparence quant aux rapports d’influence auprès du gouvernement.

En conférence de presse, lundi, le porte-parole de l’association, Mathieu Santerre, a dénoncé le «cauchemar bureaucratique» qui consisterait, comme l’exige le projet de loi, à déclarer chacune des communications individuelles, orales ou écrites, effectuées auprès d’un titulaire de charge publique.

Déposé par le ministre Jean-Marc Fournier, le projet de loi 56 réaffirme le droit du public de savoir qui cherche à exercer une activité de lobbyisme auprès des institutions publiques, dans le but d’influencer les décideurs au moment de prendre des décisions.

Le projet de loi identifie donc plus clairement les responsabilités et les obligations des différents acteurs reliés aux activités de lobbyisme.

Laisser un commentaire