Les médecins ontariens ont des lignes directrices pour fournir une aide à mourir

TORONTO – Les médecins en Ontario pourront fournir une aide médicale à mourir aux patients admissibles au Canada qui ont droit aux soins de santé financés par l’État, et ce, avant l’élaboration par le gouvernement fédéral d’une nouvelle loi sur la pratique.

Le Collège des médecins et chirurgiens de l’Ontario a approuvé, lundi, ses lignes directrices temporaires pour les médecins qui sont sollicités par des patients réclamant une aide à mourir avant que la pratique ne devienne légale à l’échelle du pays, le 6 juin.

Les directives ont été amendées à la suite de 30 jours de consultations avec des médecins et des résidants de l’Ontario.

Une version précédente restreignait l’offre d’une aide médicale à mourir seulement aux personnes résidant en Ontario. Parmi les autres changements figure la précision que les objecteurs de conscience n’ont pas à confirmer l’admissibilité d’un patient à l’aide médicale à mourir avant de le référer à un autre médecin.

La Cour suprême du Canada a déterminé l’an dernier que les patients canadiens subissant des souffrances qui leur sont intolérables à cause d’un problème de santé grave et irrémédiable pouvaient avoir droit à mettre fin à leurs jours avec l’aide d’un médecin.

La décision d’invalider l’interdiction de l’aide médicale à mourir devait entrer en vigueur le 6 février, mais le gouvernement fédéral a obtenu un sursis de quatre mois, durant lesquels les patients réclamant un tel service doivent obtenir l’approbation du tribunal.

«Nous estimons que cette ligne directrice doit être en place pour que les patients aient le choix durant cette période d’appliquer auprès d’un juge pour une exception à la loi actuelle», a dit par communiqué le président du Collège des médecins et chirurgiens de l’Ontario, le docteur Joel Kirsh, parlant d’une approche «bien informée et équilibrée».

L’organisation réglementant la profession médicale en Nouvelle-Écosse recueille les avis sur l’ébauche de normes de pratique qui incluent des lignes directrices pour les médecins et les patients dans le cas d’une demande d’aide médicale à mourir.

Le Québec compte sa propre loi sur l’aide médicale à mourir, qui est entrée en vigueur le 10 décembre. Au moins un centre de soins palliatifs, la Maison Aube-Lumière de Sherbrooke, a dit prévoir offrir la pratique à partir du 1er février.

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