Les mesures de sécurité sont resserrées à plusieurs endroits après 2 attentats

OTTAWA – Un deuxième attentat en deux jours visant des militaires canadiens a déclenché un vent de prudence à travers les installations du ministère de la Défense.

Le major-général Christopher Coates a indiqué que les bases avaient reçu l’ordre de prendre «des mesures de précaution appropriées pour leur environnement», afin d’assurer la sécurité du personnel, des équipements et des bâtiments.

Différentes mesures ont été prises à travers le pays.

À la base militaire de Valcartier, des mesures de sécurité ont été ajoutées, a indiqué le capitaine Marie-France Poulin, officier des affaires publiques. «Nous avons resserré les contrôles d’accès à la base. Nous avons aussi augmenté la présence de la police militaire», a-t-elle expliqué.

À la base des Forces armées canadiennes d’Edmonton, un porte-parole a indiqué que tout se poursuivait normalement. Mais d’avantage de mesures préventives ont été mises en place à Halifax et à la base aérienne de la 19e Escadre Comox, sur l’Île de Vancouver en Colombie-Britannique.

À Halifax, les barrières menant à la base maritime, à la base aérienne et aux autres bases ont été verrouillées.

Le capitaine des Forces maritimes de l’Atlantique, Peter Ryan, a refusé de révéler les autres mesures afin de ne pas compromettre la sécurité du personnel militaire, ajoutant que les mesures de sécurité ne constituaient pas une réponse à quelque incident local.

Une source auprès du ministère de la Défense nationale a indiqué que le personnel avait également reçu des ordres envoyées par courriel de la part du contre-amiral John Newton, leur suggérant de ne pas porter leur uniforme dans les endroits publics.

Un porte-parole du ministère n’a pu être contacté afin de savoir si une directive similaire avait été envoyée au personnel militaire partout au pays.

À la 19e Escadre Comox, la seconde lieutenante Jennifer Halliwelle a affirmé que la base mettait de l’avant «des mesures additionnelles de protection de la force» afin d’assurer la sécurité du personnel, mais qu’elle ne pouvait révéler d’autres détails pour des raisons de sécurité.

Une relationniste à la base des Forces canadiennes d’Esquimalt, à l’ouest de Victoria, a affirmé qu’elle n’avait pas été informée de la mise en place de mesure supplémentaires à cet endroit.

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