Les négociations sur le climat sont sur la bonne voie, selon les Nations unies

LE BOURGET, France – Les importantes négociations sur le climat qui ont lieu à Paris sont sur la bonne voie, a affirmé la secrétaire exécutive de la convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques, soulignant toutefois que les participants devront se reposer suffisamment pour tenir le coup jusqu’à la fin.

Cinq jours après l’ouverture de la conférence, Christiana Figueres a indiqué en entrevue avec l’Associated Press, vendredi, que les organisateurs de l’événement en étaient au point «où ils espéraient être». La fin des pourparlers est prévue le 11 décembre.

Sa principale inquiétude demeure que «tout le monde reste concentré», que «tout le monde puisse avoir un minimum de sommeil et reste en santé» pour effectuer le travail qui doit être fait avant la date butoir.

La représentante onusienne a martelé qu’il était nécessaire d’adopter un accord international «avec des dents», dont certaines parties seraient juridiquement contraignantes pour s’assurer que tous les signataires respectent leurs promesses dans leur lutte contre les changements climatiques.

Elle a précisé que «tous les éléments» ne seraient pas nécessairement contraignants «de la même façon». Ainsi, certaines clauses seraient coercitives sur le plan international, alors que d’autres le seraient sur le plan intérieur.

Plusieurs militants présents à la conférence de Paris craignent que l’entente n’inclue pas l’engagement des pays riches à aider les pays en voie de développement à s’adapter aux changements climatiques.

Mme Figueres a également indiqué qu’il était impossible d’évaluer les coûts réels pour limiter l’impact du réchauffement climatique sur la planète et aider les populations qui sont touchées par ces changements.

«L’approche à long terme et lente des changements climatiques ne peut pas être évaluée en termes de chiffres parce que ne savons pas vraiment combien de dommages peuvent être causés. Et surtout, la vie humaine n’a pas de valeur monétaire», a-t-elle souligné.