Les néo-démocrates gardent le cap malgré les turbulences chez les conservateurs

MONTRÉAL – Même si certains ténorsdu gouvernement fédéral ont déjà annoncé qu’ils ne chercheront pas à être réélus,le but ultime du Nouveau Parti démocratique (NPD) n’a pas changé d’un iota.

Vendredi, la ministre du Patrimoine canadien et des Langues officielles, Shelly Glover, a indiqué que son nom n’apparaîtrait pas sur les bulletins de vote à l’occasion du prochain scrutin fédéral.

Son collègue Christian Paradis, qui se charge, pour sa part, des dossiers du Développement international et de la Francophonie au sein du Cabinet, a adopté une position similaire durant la même journée.

L’ancien chef de la diplomatie canadienne, John Baird, avait fait preuve d’encore plus d’empressement que ces élus du Manitoba et du Québec. Le 16 mars, il avait carrément quitté le Parlement après une carrière de près d’une décennie à Ottawa.

Le député du NPD, Alexandre Boulerice,est persuadé que les absences de ces gros canons feront en sorte que l’équipe du premier ministre Stephen Harper «sera affaiblie» au moment où elle se présentera devant l’électorat.

M. Boulerice, qui représente la circonscription de Rosemont-La Petite-Patrie aux Communes, espère que son camp pourra en profiter pour porter le coup de grâce aux conservateurs.

«Notre objectif c’est de les battre et de faire élire un gouvernement néo-démocrate avec un homme d’expérience comme Thomas Mulcair à sa tête», martèle-t-il.

La lutte est, cependant, loin d’être gagnée d’avance pour les troupes de M. Mulcair.

Présentement, le gouvernement conservateur monopolise 160 sièges au Parlement alors que l’opposition officielle — formée par les néo-démocrates — en occupe 95. Les libéraux en comptent 36.