Les particules PM2.5 augmentent le risque de mort par maladie cardiaque

MONTRÉAL – Des particules en suspension dans l’air et si fines qu’elles sont invisibles à l’oeil nu augmentent le risque général de décès, confirme ce qui pourrait être la plus importante étude du genre jamais réalisée aux États-Unis.

Ces particules, les PM2.5, ne mesurent pas plus de 2,5 micromètres.

Les chercheurs du Centre médical NYU Langone concluent que même une augmentation infime de la concentration de ces particules — de l’ordre de 10 microgrammes par mètre cube d’air, par exemple — rehausse de 3 pour cent le risque de décès, toutes causes confondues.

Le risque de décès du à la maladie cardiaque augmente de 10 pour cent. Chez les non-fumeurs, le risque de décès attribué à des maladies respiratoires explose de 27 pour cent.

Cette étude n’est pas la première à mettre en garde contre les dangers des PM2.5 pour la santé, mais elle compterait parmi les plus complètes et les mieux documentées.

Ces particules sont si fines qu’elles peuvent s’enfoncer profondément dans les poumons et même entrer dans la circulation sanguine. Elles sont souvent composées de produits toxiques comme l’arsenic, le sélénium, le soufre et le mercure. Il est impossible de les expulser en toussant ou en éternuant, comme on le fait avec les plus grosses.

Les conclusions de cette étude sont publiées dans le journal scientifique Environmental Health Perspectives.