Les pois et lentilles à l’honneur pour l’Année internationale des légumineuses

SASKATOON – Les légumineuses s’invitent de plus en plus dans l’assiette des Canadiens depuis que les Nations unies ont décrété que 2016 serait l’Année internationale des légumineuses — et les nutritionnistes s’en réjouissent.

Carol Henry, vice-doyenne du Département de nutrition de l’Université de la Saskatchewan à Saskatoon, estime que les gens devraient consommer davantage de pois chiches, de fèves sèches, de pois secs et de lentilles.

Les légumineuses représentent une partie importante du panier alimentaire, a-t-elle expliqué, puisqu’ils renferment des protéines végétales et des acides aminés. Elles devraient faire partie d’une alimentation saine, a souligné Mme Henry.

Selon l’industrie, le Canada est le plus grand producteur et exportateur de pois secs et de lentilles, envoyant ses produits dans plus de 150 pays chaque année. Le montant des exportations de légumineuses — dont la plupart provenaient de la Saskatchewan — était évalué à plus de 3 millions $ en 2014.

Les producteurs de légumineuses de la Saskatchewan indiquent que la province a contribué en 2014 à plus de 95 pour cent de la culture des lentilles et des pois chiches au Canada, et environ aux deux tiers de la culture des pois.

Selon le ministère canadien de l’Agriculture, l’Inde, le Bangladesh et la Chine demeurent les premiers clients du Canada pour les pois secs. L’Inde, la Turquie et l’Égypte sont en tête de liste pour l’exportation de lentilles.

Le ministère indique que les exportations de lentilles devraient augmenter de 2,4 millions de tonnes cette année, ce qui serait un record.

Les États-Unis et l’Union européenne devraient être les principaux importateurs de fèves sèches canadiennes, alors que les États-Unis et le Pakistan devraient constituer les principaux marchés pour les pois chiches.

Or, selon Mme Henry, les Canadiens eux-mêmes consomment trop peu de légumineuses à la maison. «Les légumineuses, comme les pois chiches, les lentilles et les autres, étaient considérées comme la viande des pauvres», a-t-elle rappelé.

«Mais maintenant que nous tentons de plus en plus de réduire les maladies chroniques, comme l’obésité et les maladies coronariennes, il y a un intérêt accru pour la promotion des légumineuses, pas seulement dans les pays en développement, mais aussi dans les pays développés comme le Canada», a-t-elle expliqué.

Selon elle, les légumineuses peuvent constituer une option intéressante pour remplacer la viande, dont les prix devraient augmenter encore cette année.

Par exemple, les Canadiens peuvent mélanger des légumineuses à leurs boulettes pour utiliser moins de viande. «Nous voyons la viande comme une source de protéines. Nous faisons juste commencer à dire que nous devons regarder au-delà de cela», a-t-elle noté.

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