Les premiers ministres de l’Atlantique discutent d’assurance-emploi

SAINT-JEAN, N.-B. – Le premier ministre de l’Île-du-Prince-Édouard, Robert Ghiz, a dit souhaiter l’abandon des changements apportés par les conservateurs fédéraux à l’assurance-emploi, peu importe ce qu’en dit l’ébauche d’un rapport sur les impacts dans le Canada altantique.

Au terme d’une rencontre de deux jours des premiers ministres des provinces de l’Atlantique, lundi, à Saint-Jean, au Nouveau-Brunswick, M. Ghiz a ajouté que de tels changements au programme d’assurance-emploi devaient se faire en consultation avec les provinces.

En vertu de certaines des nouvelles règles, les gens réclamant fréquemment des prestations d’assurance-emploi doivent prouver qu’ils recherchent activement un emploi. Les travailleurs doivent aussi accepter un emploi dans un rayon de 100 kilomètres de leur domicile en autant qu’ils aient les qualifications requises et que le salaire corresponde au moins à 70 pour cent de leur rémunération précédente.

Il y a un an, les premiers ministres des provinces de l’Atlantique avaient commandé une étude sur l’impact des changements à l’assurance-emploi, et ceux-ci ont jeté un premier coup d’oeil à une ébauche cette semaine. Ils ont indiqué qu’il faudrait encore quelques semaines avant la publication du document final, et qu’aucun détail ne serait dévoilé d’ici ce temps.

Le premier ministre de la Nouvelle-Écosse, Stephen McNeil, a indiqué que le rapport était un «instantané inscrit dans le temps», ajoutant que de plus amples investigations seront nécessaires.

M. McNeil et le premier ministre du Nouveau-Brunswick, David Alward, ont tout de même affirmé que le document signifiait qu’Ottawa devait consulter les provinces avant d’apporter de tels changements.

Les discussions au Conseil des premiers ministres de l’Atlantique devaient s’attarder sur la création d’emplois et la stimulation de l’économie.