Les procureurs indonésiens veulent 12 ans de prison pour l’enseignant canadien

DJAKARTA, Indonésie – Les procureurs indonésiens demanderont au tribunal une peine «exemplaire» de 12 ans de prison pour l’enseignant canadien et son adjoint accusés d’avoir agressé sexuellement trois jeunes élèves d’une prestigieuse école internationale de Djakarta.

Neil Bantleman, originaire de Burlington, en Ontario, et l’Indonésien Ferdinant Tjiong avaient été arrêtés en juillet dernier. Ils sont passibles d’une peine maximale de 15 ans de prison, et les procureurs ont indiqué jeudi, à la suite de leurs plaidoiries, qu’ils souhaitaient une peine exemplaire, parce qu’en tant qu’enseignants, ils se devaient de montrer l’exemple, alors qu’ils ont plutôt traumatisé leurs jeunes victimes.

La défense doit livrer ses plaidoiries la semaine prochaine, et le verdict du tribunal est attendu le 2 avril.

Guy Bantleman, frère de l’enseignant canadien, s’est dit consterné de voir que le ministère public a annoncé aux médias la peine requise, à l’extérieur de la salle d’audience, malgré les directives du juge.

Dans cette même affaire, cinq préposés à l’entretien de l’école ont été condamnés en décembre dernier à des peines allant jusqu’à huit ans de prison. Ils avaient été arrêtés en avril à la suite d’une plainte des parents d’un garçon de six ans, qui aurait été victime selon eux de sodomie. La police a plus tard indiqué qu’un sixième suspect dans cette affaire s’était suicidé en prison.

L’École internationale de Djakarta est fréquentée par 2400 élèves âgés de trois à 18 ans provenant d’une soixantaine de pays. Les élèves sont surtout des enfants de diplomates étrangers, d’expatriés et de l’élite indonésienne.

La famille de Neil Bantleman a vainement tenté d’obtenir d’Ottawa un appui public du Canada.

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