Les Québécois sont souverains et le Canada est un corps étranger, selon Lisée

QUÉBEC – Le Canada devient de plus en plus un «corps étranger» au Québec. Malgré deux échecs référendaires, les Québécois réalisent avec le temps qu’ils sont souverains et se détachent graduellement du Canada, pense le ministre Jean-François Lisée.

Le débat sur la charte des valeurs enchante le ministre parce qu’il contribue, selon lui, à accroître la volonté des Québécois de définir comme ils l’entendent et sans intervention fédérale le modèle de société et du «vivre-ensemble» qu’ils souhaitent.

L’attachement au Canada «se dégrade» à mesure que les Québécois prennent conscience que le fédéralisme est un «empêchement de prendre des décisions», a ajouté le ministre des Relations internationales, en point de presse mercredi.

Si l’appui à la souveraineté varie selon les sondages, l’idée selon laquelle les décisions concernant les Québécois doivent être prises entre eux ne cesse de progresser, a soutenu M. Lisée peu avant la réunion hebdomadaire du conseil des ministres à Québec.

La «pertinence du Canada» s’éclipse dans la vie des Québécois et il s’agit d’une tendance de fond, croit le ministre.

Selon lui, l’indifférence de la population québécoise envers la politique fédérale et les enjeux du reste du pays illustre le phénomène. Cette absence d’intérêt pour ce qui se passe de l’autre côté de la rivière des Outaouais n’a fait que s’amplifier depuis la disparition virtuelle du Bloc québécois du paysage politique national, a-t-il analysé.

«Lorsqu’on regarde l’attachement au Canada, ça se dégrade considérablement et quoi qu’on pense de nos débats internes, on sait que c’est chez-nous que ça se passe. Et le débat sur la charte, c’est ce débat. On est en train de décider entre Québécois comment on voudrait élaborer notre vivre-ensemble», a soulevé M. Lisée.

Sur une question aussi fondamentale que celle de la laïcité, «le facteur canadien» est «inexistant», a poursuivi le ministre.

«On réfléchit à ces questions comme si nous n’étions pas dans la fédération canadienne. Les fédéralistes ont beaucoup de difficulté à dire quelle est la valeur ajoutée de notre présence au Canada dans un débat comme celui de la charte. Ils ne peuvent pas dire ça», a-t-il noté.

Pour le député de Rosemont, les Québécois tiennent à prendre des décisions pour et par eux-mêmes, que ce soit en matière de politique économique, de représentation à l’étranger, de relations avec les syndicats ou en ce qui a trait à la relance de la ville de Montréal. La simple évocation du gouvernement fédéral dans ces dossiers traduit un malaise.

«Lorsqu’on parle du gouvernement fédéral, de quoi on parle? Qu’ils veulent mettre un péage que personne ne veut sur le pont Champlain, ils veulent réduire l’intervention de nos fonds de travailleurs alors que même les Chambres de commerce leur disent de ne pas le faire, ils veulent modifier l’assurance emploi, la liste est longue. À chaque fois qu’on parle du Canada en ce moment au Québec, c’est des bâtons dans nos roues», a-t-il argué.

À bien des égards, le gouvernement de Stephen Harper est «plus irritant» pour le Québec mais «le refus canadien de s’inscrire dans les consensus québécois» est incarné tout aussi bien par les libéraux et les néo-démocrates, d’après M. Lisée.

Dans la psyché des Québécois, «le Canada devient de plus en plus un corps étranger, un empêchement de prendre des décisions», a-t-il constaté.

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Dans mon cas, c’est exactement le contraire. Je suis intéressé à la politique fédérale et indiférrent à la politique provinciale. En ce qui me concerne, le Québec est gouverné par le même parti depuis 50 ans. Tous du pareil au même.

Au fédéral par contre on a un véritable choix.

Que dire de l’assurance-emploi chimérique du PQ, travaillez 2 semaines, recevez du chômage le restant de l’année? Si c’est ça le projet de société du PQ pour créer de la richesse et reprendre le contrôle des finances publiques, encore une fois je préfère un gouvernment (au fédéral) qui met l’accent sur l’emploi et le développement économique plutôt que sur l’assistanat, comme on dit en France, le modèle de M. Lisée.

J’ai rarement lu un commentaire aussi méprisant pour la population et pour notre gouvernement Fédéral que celui de Lisée (Monsieur 13 mois!).

Comment se fait-il qu’un personnage aussi imbu de sa personne, aussi désagréable et aussi bêcheur soit devenu ministre? Qui a oublié ses « instructions » aux maires de se fermer la gueule s’ils n’approuvaient pas sa charte?

Le Québec vit actuellement sur du temps emprunté conséquence des choix socialistes qui nous ont été imposés par les illuminés gauchistes il y a 50 ans et notre gouvernement Fédéral de Stephen Harper sert de garde-fou à ces songe-creux.

Pour une fois qu’un gouvernement « met ses culottes » et gère de façon responsable l’argent des contribuables plutôt que de se fier aux sondages et de jouer au Père Noël avec NOTRE argent en s’endettant à outrance, on devrait le glorifier et Lisée et ses laquais devraient prendre des leçons de cet instructeur.

Le Québec est en queue de peloton et le coup de semonce de Fitch devrait peut-être allumer une petite lumière dans le cerveau de celui qui passe pour un as dans les milieux des diplômés en sciences molles pas de maths.