Les recherches se poursuivent pour retrouver le vol MH370

KUALA LUMPUR, Malaisie – Les hélicoptères et les navires qui tentent de retrouver le vol manquant de Malaysia Airlines se sont précipités lundi vers un objet jaune qui aurait pu être un radeau de sauvetage, mais qui n’était en fait que des débris couverts de mousse flottant à la surface de l’océan.

Toujours sans confirmation officielle que le Boeing 777 s’est écrasé, les proches des 239 personnes à bord — dont deux Canadiens — continuent à s’accrocher aux moindres bribes d’information. La police thaïlandaise et les agents d’Interpol ont quant à eux interrogé les propriétaires de l’agence de voyage de la ville balnéaire de Pattaya qui a vendu deux billets aller simple à deux hommes munis de passeports volés.

Rien ne permet de croire que ces deux individus soient responsables de la disparition de l’appareil, mais les passeports volés alimentent des rumeurs de terrorisme ou d’un détournement ayant mal tourné. La Malaisie a partagé des informations concernant ces deux hommes avec la Chine et les États-Unis.

Des médias locaux citent le chef de la police malaisienne selon qui un des hommes aurait été identifié.

Le patron du département malaisien de l’Aviation civile, Azharuddin Abdul Rahman, n’a pas confirmé cette information, mais il a indiqué que les deux individus ne ressemblent pas à des Asiatiques. Il a ajouté que les autorités tentent de déterminer s’ils font partie d’un réseau de vol de passeports, sans fournir plus de détails.

Les opérations de secours regroupent 34 aéronefs et 40 navires fournis par plusieurs pays qui fouillent un secteur ayant un rayon de plus de 90 kilomètres à partir du point où l’appareil est disparu des radars entre la Malaisie et le Vietnam.

Les experts affirment que l’avion peut avoir été victime d’une explosion, d’un problème de moteurs, d’une attaque terroriste, de turbulences extrêmes, d’une erreur de pilotage ou même d’un suicide.

Dimanche après-midi, un appareil vietnamien avait reperé un objet rectangulaire qui aurait pu être une porte, mais des navires ont cherché toute la nuit sans réussir à le retrouver. Puis, lundi, un appareil singapourien a aperçu un objet jaune à environ 140 kilomètres au sud-ouest de l’île de Tho Chu, mais ce n’était finalement que des débris.

L’analyse d’échantillons d’huile retrouvés en mer de Chine méridionale a déterminé qu’ils ne provenaient pas d’un avion, a dit M. Azharuddin.

On tente aussi de comprendre comment deux passagers ont pu prendre place à bord de l’appareil à l’aide de passeports volés. L’agence policière internationale Interpol a confirmé que ces deux passeports sont inscrits dans sa vaste banque de documents volés, mais que personne n’a pris la peine de la consulter.

Préventant que seule une «poignée de pays» procèdent typiquement à de telles vérifications, le secrétaire général d’Interpol, Ronald Noble, a dénoncé les autorités qui «attendent une tragédie avant de mettre en place des mesures de sécurité prudentes aux frontières et aux portes d’embarquement».

Les deux passeports volés, un italien et un autrichien, avaient été inscrits dans la banque de données d’Interpol en 2012 et l’an dernier, après avoir été dérobés en Thaïlande.

Puisque les deux hommes qui les utilisaient semblaient être Européens, et qu’ils devaient ensuite attraper des vols depuis Pékin vers Amsterdam et vers Francfort, ils n’avaient pas besoin de visas pour entrer en Chine.

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