Les services frontaliers tardent à suivre les recommandations d’un coroner

VANCOUVER – Plus d’un an après le suicide d’une Mexicaine dans un centre de détention provisoire de l’immigration en Colombie-Britannique, des groupes de défense des droits de la personne estiment que le gouvernement fédéral n’a rien fait pour éviter que de tels drames ne se reproduisent.

L’Association des droits civils de Colombie-Britannique soutient que l’Agence des services frontaliers du Canada n’a toujours pas mis en place un organisme indépendant qui superviserait ses activités, comme le recommandait le coroner à la suite de son enquête sur le suicide de Lucia Vega Jimenez.

La Mexicaine est morte à l’hôpital en décembre 2013, après que des gardiens de sécurité l’ont découverte pendue dans une cabine de douche du centre de détention de l’aéroport international de Vancouver, situé au sous-sol de l’aérogare.

Dans son rapport d’enquête, remis l’automne dernier, le coroner recommandait d’ailleurs que l’Agence des services frontaliers renonce à loger son centre de détention en sous-sol, et qu’elle l’installe dans un rayon de 30 minutes de route maximum de l’aérogare.

Or, selon l’Association des droits civils et d’autres groupes de défense des droits de la personne, rien n’a été fait depuis le dépôt du rapport du coroner.

Le Conseil canadien pour les réfugiés dénonce aussi le fait que l’Agence exige des salles de bain communes dans ses centres de détention, une pratique qui brime le droit à la vie privée des gais, lesbiennes et transgenres détenus.

L’Agence des services frontaliers du Canada n’a pas répondu aux demandes d’entrevue.

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