Des traversiers seront de nouveau paralysés par la grève la semaine prochaine

QUÉBEC – Les usagers des traversiers ne sont pas au bout de leurs peines.

Alors que les employés de la Société des traversiers du Québec membres du Syndicat des métallos viennent tout juste d’accepter un nouveau contrat de travail, d’autres travailleurs affiliés à la Confédération des syndicats nationaux (CSN) s’apprêtent à débrayer la semaine prochaine.

La Commission des relations du travail a indiqué jeudi, par communiqué, que le Syndicat des employés de la Traverse Matane-Baie-Comeau-Godbout lui avait fait part de son intention de recourir à une grève de deux jours, les 12 et 13 novembre. La Commission affirme avoir jugé que les services essentiels prévus étaient suffisants pour que la santé ou la sécurité de la population ne soit pas mise en danger.

En tout et partout, quelque 200 personnes participeront au débrayage. Leurs revendications sont liées non seulement aux enjeux monétaires mais aussi aux conditions de travail, tout particulièrement à celles des employés temporaires.

Ainsi, il n’y aura aucun service de traverse le 12 novembre, mais les services habituels seront maintenus le 13 novembre.

En point de presse, le maire de Québec, Régis Labeaume, a manifesté son mécontentement devant cette grève qui paralysera la traverse Matane-Baie-Comeau-Godbout le 12 novembre, mais aussi les traverses Québec-Lévis et Sorel-Tracy-Saint-Ignace-de-Loyola les 12 et 13 novembre.

M. Labeaume s’est dit d’avis que la Société des traversiers du Québec «n’assurait pas la gestion adéquate du conflit» en acceptant les compromis de la CSN plutôt que de défendre les intérêts des usagers des traversiers.

Régis Labeaume et le maire de Lévis, Gilles Lehouillier, qui l’accompagnait au point de presse, demandent à la Commission des relations du travail de tenir compte des besoins des usagers en les convoquant systématiquement aux auditions sur les services essentiels.

«La CSN est là, la Société des traversiers est là, la Commission statue, c’est tout. Aucun détail, aucune explication, et l’usager est totalement absent. Nous, ce qu’on se dit, c’est comment se fait-il que la Société des traversiers ne défend pas davantage les services essentiels, sachant les interventions que les maires ont fait? C’est comme si les interventions qu’on a faites dans les deux dernières semaines, c’est comme s’il n’y avait eu rien de fait. C’est comme si l’appel des maires n’avait pas existé», a déploré le maire Lehouillier.