L’exposition aux PBDÉ est associée à l’inattention des enfants

MONTRÉAL – L’exposition prénatale à des produits chimiques ignifuges est associée à des problèmes d’inattention chez de jeunes enfants, révèle une étude réalisée par des chercheurs de l’université Columbia.

L’éther diphénylique polybromé (ou polybromodiphényléthers, PBDÉ) a été interdit en 2004, mais il demeure encore très courant. On le retrouve notamment dans des textiles, des plastiques ou des meubles qui contiennent de la mousse polyuréthane pour en réduire l’inflammabilité.

Les PBDÉ ne sont toutefois pas liés chimiquement à ces produits et peuvent se répandre dans l’environnement au fil du temps. Les humains y sont couramment exposés lors de l’ingestion accidentelle de poussière ou en consommant de la viande, des produits laitiers et des poissons gras dans lesquels les PBDÉ se sont accumulés.

Les chercheurs ont suivi 210 couples mère-enfant dans le cadre d’une étude lancée après les attentats terroristes du 11 septembre 2001 pour mesurer l’impact sur le développement des enfants de l’exposition à la poussière, à la fumée et aux émanations.

Aux âges de 3, 4 et 7 ans, les enfants qui présentaient la plus forte exposition aux PDBÉ étaient environ deux fois plus susceptibles que les autres de souffrir de problèmes d’attention rapportés par leurs mères.

Cette étude n’est pas la première à tracer un lien entre les PBDÉ et l’inattention, l’hyperactivité et l’impulsivité chez les enfants.

Les conclusions de cette étude sont publiées par le journal médical Neurotoxicology et Teratology.

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