L’image des libéraux de l’Île-du-Prince-Édouard au coeur des élections de lundi

Avec un chef inexpérimenté à la barre depuis seulement deux mois, le Parti libéral de l’Île-du-Prince-Édouard, au pouvoir depuis huit ans, a déployé de grands efforts pour redorer son image durant la campagne électorale provinciale des quatre dernières semaines.

Les résultats du scrutin de lundi diront si les libéraux ont remporté leur pari, après que le premier ministre libéral Robert Ghiz eut annoncé sa démission en novembre.

Wade MacLauchlan, l’ancien recteur de l’Université de l’Île-du-Prince-Édouard qui a remplacé M. Ghiz en février, a agi rapidement en proposant des réformes sur les conflits d’intérêts afin d’améliorer la transparence et l’imputabilité du gouvernement, affirmant que la province devait rétablir la confiance du public.

Une enquête de trois ans menée par la Gendarmerie royale du Canada sur des allégations de fraude impliquant un programme d’investisseurs étrangers s’est conclue en janvier sans qu’aucune accusation ne soit portée.

M. MacLauchlan a également demandé au vérificateur général de la province d’examiner la conduite d’élus actuels et passés et de leurs employés relativement à un projet gouvernemental de jeux de hasard sur Internet qui a été abandonné en 2012.

Les libéraux de la province ont compris que les quatre dernières années ne leur ont pas été favorables, analyse Don Desserud, professeur de science politique à l’Université de l’Île-du-Prince-Édouard. Ils savent que les électeurs sont en colère après les allégations de scandales, ajoute-t-il.

Selon M. Desserud, les progressistes-conservateurs, menés par l’ancien conseiller municipal de Charlottetown Rob Lantz, ont tenté de faire des gains politiques autour de l’imputabilité du gouvernement dès le début de la campagne, mais ils n’ont pas réussi à maintenir la pression sur les libéraux.

«Les progressistes-conservateurs ont été peu enthousiastes dans leurs attaques, affirme-t-il. Ils s’inquiètent de donner une image négative et de provoquer des réactions défavorables.»

Tout comme M. MacLauchlan, M. Lantz est un nouveau venu en politique provinciale. Et il a lui aussi été choisi pour diriger son parti en février.

Néanmoins, M. Desserud estime que les profondes racines familiales de M. MacLauchlan dans la province et ses fonctions à titre de doyen de la seule université de l’Île-du-Prince-Édouard lui donnent une image positive aux yeux des électeurs.

Les libéraux espèrent obtenir lundi leur troisième gouvernement majoritaire consécutif. Au moment de la dissolution de la législature, les libéraux détenaient 20 sièges, tandis que les progressistes-conservateurs en avaient trois. Il y avait également un député indépendant et trois sièges vacants.

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