Listes électorales: Marois redoute un vol et demande des assurances au DGE

BÉCANCOUR, Qc – Comme ses ministres, Pauline Marois redoute l’ingérence d’étudiants ontariens et d’ailleurs au Canada dans les élections québécoises.

Elle exige des assurances de la part du Directeur général des élections du Québec (DGE) et n’exclut pas des amendements à la loi électorale pour colmater les failles présumées.

«Je demande au DGE de nous assurer de l’intégrité du vote et je ne suis pas capable d’imaginer que l’on puisse, de l’Ontario ou d’ailleurs, vouloir manipuler le vote au Québec», a lancé Mme Marois à l’occasion d’une mêlée de presse dimanche, au 19e jour de la campagne électorale, à Sainte-Angèle-de-Prémont en Mauricie.

«Je n’ose pas croire, je ne peux pas croire qu’on puisse volontairement manipuler un vote, je suis estomaquée, je serais estomaquée, d’apprendre que ce soit le cas», a-t-elle ajouté.

Selon le quotidien La Presse, au moins cinq circonscriptions, à Montréal et en Estrie, dénotent un flux inusité d’étudiants anglophones et allophones qui souhaitent voter au scrutin du 7 avril. Parmi eux figurent des étudiants de passage qui ne seraient pas domiciliés au Québec, contrevenant ainsi à la loi électorale.

Les circonscriptions touchées sont Sainte-Marie—Saint-Jacques, Saint-Henri—Sainte-Anne, Westmount-Saint-Louis _ toutes à Montréal _ de même que Saint-François et Sherbrooke, en Estrie. Trois d’entre elles (Sainte-Marie—Saint-Jacques, Saint-François et Sherbrooke) sont présentement détenues par le PQ.

La chef péquiste se défend de tirer des conclusions hâtives et de présumer d’une fraude organisée contre le Parti québécois. Elle trouve néanmoins étrange l’intérêt soudain d’étudiants anglophones pour les enjeux électoraux du Québec.

«Cela semble soudain, en effet», a-t-elle dit, étalant sa suspicion.

Pour tirer l’histoire au clair, Mme Marois souhaite que le DGE utilise les pouvoirs extraordinaires dont il dispose pour faire des vérifications «encore plus précises dans certaines circonscriptions» une fois le processus de révision des listes électorales complété.

En principe, la loi électorale du Québec reconnaît la qualité d’électeur à tout citoyen canadien domicilié au Québec depuis six mois. Mais à cela s’ajoutent «des règles qui disent qu’on doit avoir l’intention d’y demeurer (au Québec) pour une longue période ou de façon permanente», a soulevé la chef du PQ.

Du reste, Mme Marois n’a pas écarté la possibilité d’amender la loi électorale pour resserrer les mailles du filet.

«La loi est ce qu’elle est, on ne peut pas la changer maintenant (mais) on va l’évaluer», a-t-elle dit.

Le porte-parole du DGE, Denis Dion, a reconnu que la notion de domicile pouvait être problématique, mais que l’information à ce sujet avait été précisée, tant du côté des électeurs que des commissions de révision.

«On a constaté que dans les commissions de révision, après cette petite formation, les choses se déroulaient mieux, les demandes étaient mieux traitées», a-t-il affirmé.

De plus, selon lui, la situation est loin d’être celle décrite par le PQ. En comparant les demandes d’inscriptions à la liste électorale de cette année avec celles de la dernière élection générale, dans deux des trois circonscriptions de Montréal mentionnées par la première ministre, il y a moins de demandes cette année. Dans la troisième, Saint-Henri—Sainte-Anne, il y en a 56 de plus.

«Ce qui veut dire que l’affluence surprenante et le nombre anormalement élevé de demandes, ce n’est pas vrai», a tranché M. Dion.

En matinée, lors d’un point de presse à la permanence du PQ à Montréal, les candidats Bertrand St-Arnaud, Léo Bureau-Blouin et Nicole Léger ont dit craindre que «les élections ne soient volées par des gens de l’Ontario et d’ailleurs au pays».

«Il ne faut pas que les électeurs québécois se fassent voler les élections, a déclaré Mme Léger.

À son avis, les membres de la commission de révision — l’instance devant laquelle doivent se présenter les citoyens désireux d’obtenir le droit de voter dans une circonscription — ne semblent «pas si outillés pour faire face à une affluence surprenante.»

La candidate dans Pointe-aux-Trembles a souligné que la liste électorale permanente faisait l’objet de révisions fréquentes, dont la dernière remonte à deux mois. «Il ne peut y avoir soudainement de mouvement de masse», a-t-elle argué.

Le Parti québécois demande «trois choses» au DGE, a précisé M. St-Arnaud: un accompagnement «adéquat et serré» aux commissions de révision, la production d’un rapport quotidien complet des demandes d’inscription sur les listes électorales, ainsi qu’une vérification post-inscription dans les circonscriptions «apparaissant problématiques».

«Il importe de garantir dès maintenant l’intégrité du vote à l’élection québécoise du 7 avril prochain», a martelé le ministre de la Justice.

Ces trois voeux ne seraient toutefois pas tous possibles à exaucer, a expliqué à La Presse Canadienne le porte-parole du DGE. Pour l’accompagnement «adéquat et serré» des commissions de révision, M. Dion a répété que l’information a été précisée auprès des équipes et que cette formation porte fruit.

Le DGE n’a pas l’intention de fournir un rapport statistique quotidien des demandes d’inscription.

«Les partis politiques vont recevoir, à la fin des travaux de révision, la liste de toutes les inscriptions, corrections et radiations, et il n’y aura pas de rapport quotidien», a dit M. Dion.

«Quant à faire une vérification post-inscription dans les circonscriptions qui apparaissent problématiques, légalement, c’est impossible. (…) Les commissions de révision, qui sont des instances quasi judiciaires, rendent des décisions que le DGE ne peut pas réviser.»

Bertrand St-Arnaud, Léo Bureau-Blouin et Nicole Léger ont dit vouloir éviter «le retour des tactiques douteuses» qui ont déjà «ponctué les élections québécoises» et plus précisément le référendum de 1995.

Quant à lui, le chef libéral Philippe Couillard s’en est remis au DGE qui effectue son travail «de façon indépendante».

Même son de cloche du côté de François Legault, qui estime lui aussi qu’il en revient au DGE de s’assurer que «tous ceux qui ont le droit de voter puissent le faire». Le chef caquiste a dit ne pas avoir vu, «jusqu’à présent», de preuves d’irrégularités.

La porte-parole parlementaire de Québec solidaire, Françoise David, a invité elle aussi tout le monde à la prudence. «Rien ne prouve un mouvement organisé, orchestré, délibéré d’électeurs ontariens pour voler l’élection québécoise, comme semble le dire le PQ. Il faut rester calme, faire confiance au DGE. Alerté par une supposée hausse, il va prendre toutes les mesures nécessaires pour s’assurer que la loi sera respectée.»

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Il serait intéressant de connaitre QUI pousse ces étudiants à essayer de contourner nos lois.

…et combien d’étudiants ont « contourné nos lois » déjà???

N’importe quoi…

Comme c’est impressionnant, ses phrases creuses des trois chefs de l’opposition qui n’ont rien à y perdre !
À la place de condamner clairement et fermement ce qui n’est qu’une hypothèse. Ah oui ? Pas aussi certain.

J’ai été réviseurs/enquêteurs à 3 élections provinciales, à une fédérale et une municipale.
Je pourrais en parler longuement.

Je suis fier du dg qui a démissionné en guise de protestation.

D’une élection à l’autre, on nous demandait de faire des rapports et des recommandations qui pourraient améliorer les fausses inscriptions. Et je n’ai jamais constaté une seule règle qui avait été changé.

J’ai déjà refusé de céder à de l’intimidation à une élection scolaire (scolaire? scolaire !) alors que j’étais en charge du scrutin ?

J’ai durant cette période, à l’élection provinciale suivante fait expulsé un individu, qui était un représentant d’un candidat et qui voulait prendre la place de scrutateurs à différentes tables, soit disant pour les remplacer pour leurs permettre de prendre une pause…le même qui m’avait fait de l’intimidation à l’élection scolaire. J’ai par la suite…été suivi par une automobile…dans plusieurs de mes déplacements pendant un certain temps…

J’ai aussi dû intervenir contre des représentants d’un parti qui faisait de la publicité pour un parti, et aussi un « sondage » auprès d’électeurs avant qu’ils rentrent dans l’édifice pour aller voter, alors que j’étais aussi directeur de scrutin.

Tout ça pour le même parti et dans le même secteur.

Comme je suis un « intouchable et un incorruptible » et que mes « plaintes » semblaient comme le vent qui soufflent les feuilles à l’automne…j’ai décidé de ne plus proposer ma candidature à ses postes…pour ma santé. Le « plus » que j’ai fait depuis est scrutateur, la dernière fois il y a quelques années.

Je n’ai aucune surprise en apprenant cette nouvelle.

Peut-être que l’ampleur est plus remarquable qu’à l’habitude ?

Avec l’insistance que les Couillard, Legault, David, des journalistes et des professionnels de la communication, d’ici, mais aussi beaucoup de l’extérieur du Québec, comme ceux de l’Actualité, mais aussi des journaux et revues anglophones du Canada, des « envoyés spéciaux » des partis fédéralistes qui
ont martelé le fait, faussement, qu’il s’agisse d’une élection référendaire, eh bien les fantômes en chair et en os sont de retour pour faire leur job, de bras aussi, comme lors de tout les référendums sur la question identitaire et cette fois-ci, assez tôt pour empêcher le parti québécois de prendre le pouvoir. Vaut mieux assurer !

Qu’est-ce que la démocratie ? En voilà un exemple !

Et tout ses chefs qui refusent de clarifier leurs positions, même juste au cas que l’hypothèse se révélerait ne savent pas que ses hypothèses existes d’une manière ou d’une autre à chaque élection ? Vous m’en direz tant !
Et cette fois-ci, si ça se constate à ce point là, de manière significative à cause d’un nombre d’inscriptions anormales, post-liste électorale, dans des circonscriptions précises et par des gens de communautés connus pour appuyer une philosophie plus qu’une autre, et en plus qu’une majorité aurait un statut d’habitation discutable à tord ou à raison, il me semble qu’il reste qu’une chose à faire pour tous les chefs de part. Soit celle d’adopter une position commune condamnant clairement ceux qui seraient tenter de faire cette fraude électorale.
Il me semble, qu’une solidarité au delà de la partisanerie et du combat électorale serait apprécié de la population.
Est-ce à dire que peu importe de la manière que l’on est élu, en autant qu’on le soit et surtout qu’on ne soit pas impliqué « officiellement » dans cette fraude, ça va ?

Est-ce ça mon Québec ?
Est-ce ça mon Canada?
La corruption, la fraude, la tricherie serait à ce point mises de côté du revers de la main ?
C’est inconcevable !
Je refuse de le croire.
Mais les faits sont là !

Ah…ah…ah… Le PQ est en mode super panique et il veut déjà se trouver un bouc émissaire pour expliquer la cuisante défaite à laquelle il fera face.

Et le p’tit Léo, du haut de ses 22 ans et de son année de CEGEP qui fait la leçon à notre DGE… Minable!

Et en plus, voilà notre Ministre de la justice qui pense que le DGE travaille pour le PQ… Pitoyable!

Notre DGE a répondu de verte façon au PQ qui n’a d’autre choix que de se retirer avec la queue entre les fesses. Comme d’habitude.

Qui parlait de faire voter les jeunes à 16 ans??? Quel parti??? Le PQ!!! La loi électorale a-t-elle été rédigée sans l’approbation du PQ?? Non!! Qui voulait des bureaux de scrutin dans les universités et CEGEP?? Le PQ. Tout ça en espérant d’être favorisé! Quand ça prend un autre tangente même si ça respecte la loi électorale, le PQ crie au vol!!! Ils sont pathétique!

Einstein vous êtes aussi tordu que votre compère Francois 1, une grande partie de ceux qui se présentent en politique pour le parti libéral et aussi ceux qui l’appuient.
« …même si ça respecte la loi électorale… » la réalité mise en cause, c’est que ça ne respecterait pas la loi électorale et vous le savez très bien.

Pour avoir travaillé à enquêter à plusieurs élections à la révision et sur des centaines de cas douteux, je sais que ça existe à toutes les élections.
Je comprend et félicite le directeur de révision de la liste électorale qui a démissionné. Les règles ne sont pas claires. Ainsi elles sont relativement faciles à contourner. Si vous n’avez pas eu de succès une première fois, vous pouvez toujours vous réessayer en vous adressant à un autre employé qui sera peut-être, souvent plus conciliant en interprétant la situation d’une façon différente.
Tel que demandé et aussi de mon propre chef, j’ai fait des recommandations, mais lorsque j’ai vérifié, je n’ai jamais constaté de changements aux règles qui amélioreraient significativement les fraudes possibles.
D’ailleurs même Madame Marois marche sur des oeufs et ne veut surtout pas être perçue pour avoir blâmé le directeur général des élections du Québec et encore moins étaler publiquement ses doutes sur son travail.
Toutes les fois que j’y ai travailler, peu importe le niveau de gouvernement, le nombre d’individus y travaillant était toujours insuffisant, et on voulait d’abord que l’on règle le plus de cas possible pour pouvoir inclure le plus d’électeurs possible sur la nouvelle liste révisée à être imprimée.
Pourquoi donc, une fois les élections terminées, tout les cas soumis et non enquêtés ou non complétés ou « douteux » ne seraient pas travaillées jusqu’à satisfaction par des employés engagés pour faire ce travail comme permanents ou pour le temps nécessaire ?
Pourquoi faut-il une organisation de contrôle électorale pour chaque pallier de gouvernement, à la place d’en avoir un par province par exemple ayant l’autorité autant pour administrer une loi pour le municipal, le provincial, le fédéral et les scolaires en tenant compte des différentes particularités requises ?
Pourquoi alors, ne pas avoir une liste permanente générale, qui serait imprimée et envoyée à chaque électeur inscrit à date fixe et à chaque année.
Pourquoi, un électeur ne serait pas tenu d’avertir le dg des élections lorsqu’il change d’adresse dans les 30 jours suivants par exemple, sous peine de ne pas pouvoir voter s’il n’est pas inscrit sur la bonne liste lorsqu’elle est imprimée et qu’une élection est déclenchée avant qu’il ait eu le temps de faire effectuer la correction ??
Pourquoi qu’il ne serait pas de la responsabilité d’un « nouvel arrivant », de s’inscrire sur la liste électorale lorsqu’il aura le droit de le faire et non d’attendre lorsque la liste est envoyé aux électeurs et dans le cas ou il n’est pas inscrit parce qu’il ne l’aurait pas fait à temps et il ne pourrait pas voter à l’élection si elle est déclenchée avant d’avoir corrigé la situation avant l’impression de la prochaine liste ?
Pourquoi un individu ou un étudiant qui n’a aucune famille au Québec, aurait le droit de voter aux élections autres qu’aux élections fédérales seulement parce qu’il est ici depuis au moins 6 mois, et qu’il nous dit qu’il restera ici! C’est nettement insuffisant ! C’est certain à 100 % que n’importe qui voulant voter dira qu’il veut rester ici.
Un compte en banque ? Même pour n’importe qui voulant partir après ses études en a l’utilité, voir la nécessité d’avoir un compte de banque. Même chose pour un lieu d’habitation, pour une déclaration de revenu car il devra travailler tout de même ne serait-ce qu’un peu et quoi d’autres ?
Hors l’employé travaillant au nom du dg des élections n’a aucune obligations précises, autres que d’être convaincu que l’individu qui fait une demande en vertu de cette loi, à sa satisfaction qu’il dit la vérité. S’il n’est pas convaincu, il peut poser d’autres questions et même demander des preuves. Tant qu’à moi, les questions ressemblent à celles que j’ai mentionnées ci-haut et ne sont en aucun cas des preuves significatives.

Quoi qu’il en soit, pourquoi, pourquoi, pourquoi, tout les chefs de parti, à l’unisson et en accord à 100%, ne condamnent pas même une hypothétique fraude, même s’ils ne se sentent pas visés ou même s’ils ne croient pas que leur parti pourrait être touché ?
Pourquoi ?
Est-ce à dire qu’en période électorale, en autant qu’on est pas de ceux qui pourraient faire cette fraude, et lorsqu’on pense que ça ne nous concerne pas, on s’en mêle pas ?
Est-ce à dire que tout les moyens sont bons pour gagner, il n’y a qu’en profiter ?
Drôle d’étique ?
Drôle d’honnêteté ?
Drôle de comportement cautionnant de la fraude par omission de la dénoncer ?
À la place il faut en profiter pour cogner encore une fois sur le clou et à répétition en toute partisanerie ?
Et ça ne vous dérange pas Einstein?
Visiblement, que non !
Et ça ne vous dérange pas Francois 1 ?
Visiblement que non ?
Si c’est le même genre de chaussures que vous chaussez tous, il est donc facile de vous comprendre.
Je ne veux pas courir avec vous !
C’est dégueulasse !
Si ces chefs de partis et ses partis ont cette attitude en période électorale, je crois tout-à-fait qu’ils auront la même entre les périodes électorales.
Il ne faut pas après cela se demander pourquoi il y a autant de corruption.
Je suis très déçu de la CAQ qui prétend à la pureté absolue par excellence !
Je suis encore plus déçu de Madame David qui était d’emblée, jusqu’à ce jour l’incarnation de la pureté absolue, n’ayant absolument rien à gagner et aucune tentation pouvant lui rapporter quoi que que ce soit à faire autrement !