L’obésité en milieu de vie augmenterait le risque de démence

MONTRÉAL – Les gens qui souffrent d’obésité morbibe vers l’âge de 30 ans multiplient par plus de trois leur risque d’être atteints de démence plus tard pendant leur vie, prévient une étude britannique.

Les chercheurs ont épluché les dossiers médicaux de plus de 450 000 personnes qui ont reçu un diagnostic d’obésité entre 1999 et 2011.

Ils ont découvert que ceux âgés de 30 à 39 ans étaient 3,5 fois plus à risque que ceux ne souffrant pas d’obésité d’être éventuellement atteints de démence. L’augmentation du risque chutait à 70 pour cent ou plus chez les quadragénaires, à 50 pour cent ou plus chez les quinquagénaires et à 40 pour cent ou plus chez les sexagénaires.

La tendance à la baisse se poursuivait chez les personnes encore plus âgées. Les septuagénaires obèses n’étaient ni plus, ni moins à risque de démence que les autres, tandis que le risque était abaissé de 22 pour cent chez les octogénaires.

L’obésité augmentait les risques de maladie d’Alzheimer et de leucoaraïose (une maladie du système nerveux centrale) chez les patients âgés d’une trentaine d’années. Les obèses âgés de 40 à 60 ans étaient plus à risque de souffrir de leucoaraïose, tandis que le risque de maladie d’Alzheimer était réduit chez les patients âgés de 60 ans ou plus.

Les chercheurs préviennent qu’il n’est pas possible de tirer de conclusions absolues de leurs observations. Ils font toutefois remarquer que l’obésité est associée au diabète et aux facteurs de risque cardiovasculaires, qui sont eux-mêmes liés à une augmentation du risque de démence.

Environ 66 millions de personnes pourraient souffrir de démence à travers le monde en 2030 et 115 millions en 2050.

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