Meurtre de Richard Oland: aucune trace du sang de la victime sur l’accusé

SAINT-JEAN, N.-B. – Un agent de l’identité judiciaire de la police de Saint-Jean qui a enquêté sur le meurtre de l’homme d’affaires Richard Oland a admis jeudi qu’on n’avait retrouvé aucune trace du sang de la victime sur des vêtements ou articles saisis chez l’accusé, pas plus que de l’ADN de l’accusé sur les lieux du crime ou sur la victime.

Dennis Oland a plaidé non coupable à une accusation de meurtre non prémédité. Son père, Richard Oland, âgé de 69 ans, avait été retrouvé sans vie, le 7 juillet 2011, baignant dans une mare de sang dans son bureau de Saint-Jean, au Nouveau-Brunswick. Les deux hommes sont issus de la vieille famille néo-brunswickoise qui a fondé en 1867 la brasserie Moosehead.

Toujours contre-interrogé par la défense, jeudi, en Cour du banc de la reine, à Saint-Jean, l’agent Mark Smith a aussi admis qu’aucune trace du sang de la victime n’avait été retrouvée dans la voiture de l’accusé ou sur un journal personnel de la victime subtilisé après le crime, selon la poursuite.

Pourtant, la veille, l’agent Smith témoignait qu’il avait rarement vu autant de sang sur les lieux d’un crime. L’avocat de la défense, Gary Miller, soutiendra vraisemblablement que si son client était le meurtrier, la police aurait bien dû retrouver quelques traces de tout ce sang sur lui, sur ses vêtements ou dans sa voiture.

L’agent Smith avait précisé mercredi que certains des 40 coups portés à la tête de la victime avaient été assénés avec un marteau ou un instrument semblable, alors que les autres avaient été infligés par une arme tranchante.

La police n’a retrouvé aucune arme du crime.

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