Mort de Samantha Higgins: son fiancé est accusé de meurtre prémédité

MONTRÉAL – Le fiancé de Samantha Higgins a été formellement accusé du meurtre prémédité de la jeune femme et d’outrage à son cadavre, mardi après-midi, au palais de justice de Montréal.

Nicholas Fontanelli était le conjoint de la jeune mère de famille qui avait été retrouvée morte à Hinchinbrooke la semaine dernière.

L’individu de 22 ans avait été arrêté lundi en fin d’après-midi puis interrogé par les enquêteurs de la Sûreté du Québec (SQ) en soirée.

Le corps démembré de Samantha Higgins avait été découvert, jeudi soir, dans un sac de plastique aux abords d’un petit cours d’eau se trouvant à Hinchinbrooke, en Montérégie.

Mère de deux jeunes enfants, la jeune femme de 22 ans avait été vue pour la dernière fois au début de la semaine dernière alors qu’elle quittait à pied la demeure d’une amie vivant dans l’arrondissement montréalais de LaSalle.

Nicholas Fontanelli est apparu dans la boite des accusés mardi menotté et vêtu d’une combinaison blanche à capuchon. L’air épuisé et hagard, il n’a pas enregistré de plaidoyer.

«Les éléments de preuve recueillis par la SQ ont été transmis à des fins d’analyse à nos procureurs qui en sont venus à la conclusion qu’une accusation de meurtre au premier degré devait être portée et une accusation d’outrage à un cadavre», a expliqué le porte-parole du Directeur des poursuites criminelles et pénales, Jean Pascal Boucher.

La peine pour une condamnation de meurtre prémédité est la prison à vie et pour l’infraction criminelle d’outrage à un cadavre, le jeune homme est passible d’une peine d’emprisonnement de cinq ans.

L’accusé doit revenir en cour le 17 août prochain pour la suite des procédures.

Entre temps, il demeurera détenu, comme c’est généralement le cas pour ceux qui sont accusés de meurtre prémédité. Il pourrait éventuellement présenter une requête de remise en liberté.

Des membres de la famille de la victime étaient présents au palais de justice mardi. Par la bouche de M. Boucher, ils ont fait savoir qu’ils ne voulaient pas parler aux journalistes. L’avocat de Nicholas Fontanelli, Jean-Marc Tremblay, n’a pas non plus voulu commenter.

Nicholas Fontanelli a des antécédents judiciaires: il a plaidé coupable dans une affaire en 2010 de possession d’une arme prohibée, de vol et de voies de fait. Il avait été accusé de menaces dans un autre dossier en 2011, mais a été acquitté.

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