Mulcair nie avoir refusé une offre de Harper car elle n’était pas assez payante

QUÉBEC – Pour la deuxième fois en trois ans, Thomas Mulcair est obligé de nier une version de ses contacts passés avec le gouvernement de Stephen Harper.

La dernière fois, c’était en 2012, en pleine campagne au leadership du NPD. Des sources anonymes avaient alors coulé une histoire aux journaux, affirmant qu’en 2007, M. Mulcair était prêt à se porter candidat conservateur à condition qu’on lui promette un poste de ministre.

Cette fois, c’est une source moins anonyme qui parle aux médias: Dimitri Soudas, l’ex bras droit de M. Harper, devenu aujourd’hui militant libéral pour la candidature de sa conjointe Eve Adams. Selon cette version, M. Mulcair a refusé de devenir consultant pour le gouvernement conservateur parce que le salaire offert n’était pas assez élevé.

De passage à Québec, le chef néo-démocrate a servi la même correction qu’en 2012. Il a dit qu’il n’a jamais caché avoir été approché pour servir de consultant, en matière d’environnement, que cette approche avait été faite par Lawrence Cannon. Et il a répété qu’il a refusé l’offre à cause de ses convictions.

«Quand j’ai discuté avec ces gens-là, c’était très clair qu’ils n’avaient aucune intention de respecter nos obligations internationales, notamment (le Protocole de) Kyoto. Et aussi tôt que ça, ça a été clair pour moi, j’ai mis fin à toute discussion avec eux. Il n’était pas question d’aller plus loin», a rappelé M. Mulcair, lors d’un point de presse à Québec.

Comme en 2012, il a répété qu’une candidature conservatrice n’a jamais été considérée.

Pour ce qui est d’un supposé salaire de 300 000 $ qu’il aurait réclamé selon M. Soudas, M. Mulcair maintient qu’il n’a jamais discuté de salaire. «C’est absolument faux. Ce chiffre-là est tiré des airs par quelqu’un qui n’a jamais participé à ces discussions-là avec moi. Je ne l’ai jamais rencontré», a insisté M. Mulcair.

«En 2007, j’en ai parlé très publiquement de cette affaire-là (…) C’est dans les médias depuis des années. (Certains) essaient sans doute de remettre ça dans les médias. Je vous laisse leur demander (pourquoi)», a-t-il conclu.