N-B: Oland a dit à la police n’avoir aucun motif de vouloir la mort de son père

SAINT-JEAN, N.-B. – Durant un entretien avec la police le jour de la découverte du corps de Richard Oland, Dennis Oland disait ne pas avoir été impliqué dans le meurtre et n’avoir aucune raison de vouloir la mort de son père.

La vidéo de l’entretien mené par des agents de la police de Saint-Jean, au Nouveau-Brunswick, le 7 juillet 2011, le jour où le corps de Richard Oland a été trouvé le visage au sol dans une flaque de sang dans son bureau de la rue Canterbury, a été montrée, mercredi, au procès pour meurtre devant jury du cadet des Oland.

Dennis Oland, âgé de 47 ans, a plaidé non coupable à une accusation de meurtre non prémédité.

Dans la vidéo, il affirme que son père se disputait souvent avec lui et lui disait des choses blessantes.

Mais lorsque l’agent Stephen Davidson, de la police de Saint-Jean, lui demande s’il a été impliqué d’une quelconque façon dans la mort de son père, Dennis Oland répond «Non», et ajoute qu’il n’avait aucune raison de souhaiter la mort de son père.

Dennis Oland dit que son père a «mis en colère beaucoup de gens», mais qu’il n’a personne en tête qui aurait pu vouloir sa mort.

Appelé à préciser ses déplacements le jour de la découverte du corps de l’homme d’affaires Richard Oland, Dennis Oland relate qu’il s’est d’abord présenté au bureau de son père vers 17h15, le 6 juillet 2011, avant de réaliser qu’il avait oublié des documents de généalogie à son propre bureau.

Il a quitté, mais s’est rendu compte qu’il n’avait pas la carte magnétique pour retourner à son bureau, et a décidé qu’il avait suffisamment de documents pour sa rencontre avec son père.

Il affirme s’être présenté de nouveau au bureau de son père vers 17h30, où la secrétaire de son père, Maureen Adamson, mettait fin à sa journée de travail. Elle aurait quitté environ 10 ou 15 minutes après l’arrivée de Dennis Oland.

Ce dernier dit avoir quitté environ une heure plus tard, faisant un seul arrêt à un quai, avant de se rendre chez lui.

Le procureur de la Couronne, P.J. Veniot, a lu un exposé conjoint des faits, selon lequel Dennis Oland était devenu un suspect de meurtre, le jour de l’entretien avec la police, à 20h22. Après en avoir été informé, Dennis Oland s’est fait dire que des mandats de perquisition seraient exécutés dans son domicile.

Selon ce qui a été dit en cour, Richard Oland, qui était âgé de 69 ans, a été frappé plus de 40 fois à la tête avec un marteau ou un instrument semblable, ainsi qu’avec une arme tranchante.