Office national de l’énergie: forte réduction de budget en vue en 2017-2018

VANCOUVER – Le financement temporaire des programmes de surveillance de la sécurité de l’Office national de l’énergie (ONE) doit expirer bientôt, alors que des projets majeurs de pipelines sont examinés de plus près.

Un rapport de l’organisme de réglementation fédéral laisse entrevoir d’importantes réductions de personnel et de dépenses planifiées pour l’année fiscale 2017-2018. Une situation qu’une porte-parole de l’Office, Stacey Squires, a attribué jeudi à la fin d’un financement particulier de cinq ans qui coïncidait avec plusieurs grands projets, dont le projet d’agrandissement du réseau d’oléoducs Trans Mountain par Kinder Morgan en Colombie-Britannique et le projet Énergie Est de TransCanada au Québec et au Nouveau-Brunswick.

L’ONE réglemente la construction et l’exploitation des pipelines et des lignes de transport d’électricité. Ses attributions incluent la réalisation d’évaluations environnementales sur ces projets.

Dans le Rapport sur les plans et les priorités de 2015-2016, l’ONE précise qu’au cours des deux prochaines années, les dépenses planifiées de l’organisme diminueront de près de 24 pour cent. Le nombre d’emplois équivalent à du temps plein devrait également diminuer de 15 pour cent, touchant 73 employés actuels.

La différence de financement entre l’année fiscale actuelle et la fin de la projection budgétaire dépasse 18 millions $. Le rapport attribue en partie cette différence à des dépenses uniques qui ne se reproduiront plus ainsi qu’à un changement dans la présentation des demandes de projets.

La porte-parole Stacey Squires a affirmé qu’il était trop tôt pour spéculer à savoir si l’ONE allait demander ou non davantage de financement au gouvernement.

Dans son message d’introduction, le président et premier dirigeant de l’ONE, Peter Watson, déclare que «ce rapport paraît au moment où l’Office est à un carrefour de son histoire».

«Au nombre croissant des demandes d’approbations réglementaires visant des projets de grande envergure et de haute complexité, l’Office doit répondre en tenant compte des réalités opérationnelles découlant des délais imposés par la loi, de ses ressources limitées et de la nécessité d’assurer des processus équitables et efficaces», fait-il valoir.

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