Ontario: les détenus transgenres seront placés selon leur identité sexuelle

TORONTO – En Ontario, l’institution correctionnelle dans laquelle seront placés les prisonniers transgenres sera désormais déterminée en fonction de leur identité sexuelle, et non de leur genre à la naissance.

Le ministre ontarien des Services correctionnels, Yasir Naqvi, affirme qu’il s’agit de la politique la plus progressiste en son genre en Amérique du Nord.

Cette politique, a dit le ministre, vise à honorer les droits humains, et à assurer le respect et la dignité de tous les détenus.

Auparavant, les prisonniers étaient placés dans des institutions selon leurs «caractéristiques sexuelles premières», et les transgenres étaient souvent mis à part.

Dorénavant, les détenus transgenres seront placés en fonction de leur identité sexuelle, seront appelés par le nom qu’ils préfèrent et, en cas de fouille, pourront choisir le sexe de l’employé qui y procédera. Ils seront également hébergés dans la population générale de la prison, et non en isolement.

La commissaire aux droits humains de l’Ontario, Barbara Hall, affirme que c’est une politique qui aide à protéger les droits des transgenres, qui sont plus à risque d’être victimes de harcèlement et de violence derrière les barreaux par les autres détenus et parfois même par le personnel.

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Bonne nouvelle! Mais attention au choix des mots. Vous mélangez deux concepts centraux: « sexe/sexuel » et « genre ». Le sexe est anatomique (vagin/pénis) alors que le genre et l’identité de genre sont des catégories sociales (homme/ femme).

Par exemple, la première phrase devrait plutôt se lire comme suit: « En Ontario, l’institution correctionnelle dans laquelle seront placés les prisonniers transgenres sera désormais déterminée en fonction de leur identité DE GENRE, et non de leur SEXE à la naissance. » Aussi, en cas de fouille, ils ne choisiront pas le SEXE de l’employé (ça ne les regarde absolument pas), mais plutôt le GENRE de l’employé.