Ottawa devra dépenser pour pouvoir contrer les cyberattaques, dit un expert

OTTAWA – Un expert en sécurité informatique affirme que le gouvernement fédéral pourrait empêcher les cyberpirates de mettre ses sites web hors service — mais que cela coûterait de l’argent.

Le site du Service canadien de renseignement de sécurité (SCRS) a été le dernier de la liste à succomber à un déni de service et à être inaccessible.

Il y a deux semaines, le groupe de pirates Anonymous a pris la responsabilité pour une attaque informatique qui a causé la fermeture de plusieurs sites fédéraux et a perturbé les courriels.

Selon David Skillicorn, un professeur d’informatique à l’Université Queen’s à Kingston, il est relativement facile de saturer le trafic d’un site Internet et de le paralyser ainsi.

«Les attaques de déni de service ne sont pas particulièrement graves à grande échelle. C’est plus ou moins comme lorsqu’un groupe d’amis est rassemblé à la porte d’un (dépanneur) et qu’il empêche les autres gens de rentrer», a-t-il expliqué.

M. Skillicorn affirme que les webmestres peuvent se défendre contre de telles attaques mais que cela signifie investir de manière à faire dévier le trafic.

«C’est une question de priorités et de rapport coût-efficacité. Ils peuvent se dire: « Nous allons optimiser (le système) pour ne pas être embarrassés par cela » ou « Regardez comment on économise l’argent des contribuables au dépens d’un dérangement occasionnel», a-t-il indiqué.

Dave Adamson, le codirigeant principal de l’information du gouvernement du Canada, a référé les questions au sujet des problèmes du SCRS aux responsables des médias.

Le porte-parole du Conseil du Trésor Michael Gosselin n’a fait aucun commentaire.