Paris sportifs: les gouvernements feraient fausse route, selon des observateurs

TORONTO – Alors que les Steelers de Pittsburgh et les Patriots de la Nouvelle-Angleterre lancent la saison régulière de la NFL, jeudi soir, plusieurs Canadiens pigeront dans leur portefeuille pour une autre saison de paris sportifs.

Mais des experts estiment que les casinos et les gouvernements ratent une occasion de revenus importants, alors que les Canadiens se tournent de plus en plus vers les sites Web d’autres groupes qui offrent plus de chances d’obtenir des lots plus grands — ou plus de risques d’y perdre sa chemise.

Le Code criminel canadien établit des paramètres stricts pour ceux qui proposent des paris sportifs au Canada, notamment l’interdiction de paris sur le résultat d’une seule partie.

Ceux qui veulent mettre un peu d’argent sur la table pour le retour du quart-arrière Tom Brady doivent aussi se prononcer sur deux autres joutes, et avoir vu juste dans les trois cas pour faire un profit.

Malgré tout, les adeptes de paris sportifs peuvent très bien se tourner vers les courtiers en ligne qui peuvent offrir des mises sur une seule partie, ou même sur des jeux spécifiques ou des joueurs en particulier. Plusieurs de ces sites comptent même des applications mobiles disponibles dans les boutiques canadiennes en ligne.

Selon le vice-président de la Canadian Gaming Association, Paul Burns, les Canadiens dépensent environ 4 milliards $ par année sur les paris sportifs en ligne, comparativement à 500 millions $ dans les produits officiels de loterie sportive offerts par les provinces.

Les paris sportifs au Canada sont réglementés par le Code criminel fédéral, tandis que les provinces ont le contrôle sur l’administration de ces produits.

«Les exploitants canadiens de casino et les sociétés de loterie ne peuvent pas offrir ces produits, mais les Canadiens y ont tout de même accès par l’entremise d’Internet, a souligné M. Burns. À cause d’Internet, le pari sportif est une affaire mondiale.»

Selon l’avocat Chad Finkelstein, les sites de paris outremer représentent un risque immense.

«Qui sait si vous n’êtes pas en train de financer le crime organisé, si c’est arrangé, ou si vous allez vraiment obtenir votre dû?», a-t-il fait valoir.

M. Finkelstein estime que le Code criminel canadien devrait être modifié à cet égard, parlant de concepts «dépassés» qui ne peuvent plus s’appliquer à la réalité des paris sportifs.

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