Pauvreté des enfants: le Canada a bien fait selon un rapport de l’UNICEF

TORONTO – L’UNICEF accorde une bonne note au Canada pour l’amélioration des conditions de vie des enfants du pays lors de la récession mondiale qui a sévi entre 2008 et 2011.

Dans son rapport publié mardi, l’UNICEF met en lumière la façon dont les enfants dans les 41 nations les plus riches du monde s’en sont sortis.

Le rapport révèle que les mesures gouvernementales ont protégé de nombreux enfants canadiens des pires ravages de la récession. Le Canada est parvenu à réduire de deux points de pourcentage son taux global de pauvreté chez les enfants et de sept points dans les familles monoparentales.

La prestation canadienne de revenu familial axée sur les enfants a contribué à protéger les enfants et certaines provinces ont réduit le risque de pauvreté au moyen d’objectifs explicites de réduction de la pauvreté et d’une augmentation des prestations de revenu et des services pour les enfants.

En entrevue à La Presse Canadienne, le président et chef de la direction d’UNICEF Canada, David Morley, a ajouté que des mesures provinciales avaient également eu un impact positif sur les enfants.

«Nous savons, par exemple, que les services de garderies au Québec, ç’a aidé beaucoup. Parce que ça aide les familles, les parents qui peuvent travailler encore ou chercher du travail quand ils sont au chômage. Ça aide beaucoup parce que ce n’est pas juste l’argent, c’est aussi les services qui sont donnés aux enfants (…). Aussi, au Nouveau-Brunswick, il y a quelques moyens pour aider les familles plus pauvres qui sont très bien», explique-t-il.

Par conséquent, lors de la pire crise économique depuis la Seconde Guerre mondiale, le Canada est sorti avec 180 000 enfants de moins vivant dans la pauvreté.

Cependant, le rapport de l’UNICEF note que pour les enfants les plus démunis du Canada, les conditions se sont dégradées et les ont fait sombrer plus profondément sous le seuil de la pauvreté. Les enfants demeurent plus susceptibles de vivre dans la pauvreté que la population en général.

D’ailleurs, malgré les progrès qu’il a effectués, le Canada se classe au 20e rang sur les 41 pays les plus riches étudiés en ce qui concerne le taux de pauvreté chez les enfants après la grande récession.

S’il se montre somme toute positif, le président et chef de la direction d’UNICEF Canada croit néanmoins que ces derniers chiffres démontrent qu’il reste du travail à faire au pays.

«Le situation de pauvreté des enfants doit être mieux qu’une 20e place. Mais, comme nous avons amélioré [la situation] pendant la récession, ça me dit que nous pouvons faire mieux, et nous avons fait mieux pour nos enfants. Mais pour le futur, il faut que nous poursuivions avec les politiques qui aident les enfants plus pauvres», juge M. Morley.

Par ailleurs, le rapport souligne que le taux de pauvreté chez les enfants a augmenté de trois points de pourcentage, en moyenne, dans les pays industrialisés.

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